[Critique] : « Djam », un Gatlif pur jus arrosé de Rebetiko et de voyeurisme

5 août 2017 Par
Yaël Hirsch
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A la faveur de l’été, les films du Losange sortent sur grand écran le nouveau film de Tony Gatlif, Djam, qu’il avait présenté en compétition officielle à Cannes assorti d’un grand concert de Rebetiko sur le cinéma de la plage. Le cinéaste algérien de ma musique nomade à qui l’on doit les très libres Gadjo Dilo et Exils s’enlise dans ses habitudes, jusqu’à en oublier d’être lui-même libre et créatif. A travers le road trip de deux jeunes-filles entre Istanbul et l’Ile de Lesbos, en Français et en Grec, il noie sa fable bien pensante dans le Rebetiko et dans la nudité de ses jeunes héroïnes sauvages. Un film à recommander uniquement aux fans du style Gatlif.