[Critique] Au nom de ma fille ou le combat aliéné d’un père

16 mars 2016 Par Aurélie David | 0 commentaires

Adepte des histoires vraies, le réalisateur Vincent Garenq retrace à l’écran l’affaire Dieter Krombach, cet homme accusé en 1982 du viol et de l’assassinat de Kalinka Bamberski, âgée de 14 ans. Un film obsédant qui montre l’incessant combat de vingt-sept ans d’un père affrontant un système judiciaire complexe pour que le nom de sa fille ne tombe pas dans l’oubli. 

Note de la rédaction :

Extrait du synopsis officiel : Un jour de juillet 1982, André Bamberski apprend la mort de sa fille Kalinka. Elle avait 14 ans et passait ses vacances en Allemagne auprès de sa mère et de son beau-père le docteur Krombach. Rapidement, les circonstances de sa mort paraissent suspectes. L’attitude de Dieter Krombach ainsi qu’une autopsie troublante laissent beaucoup de questions sans réponse. Très vite convaincu de la culpabilité de Krombach, André Bamberski se lance dans un combat pour le confondre. Un combat de 27 ans qui deviendra l’unique obsession de sa vie…

Réalisateur de la série à succès Sous le Soleil en 2004, Vincent Garenq s’est illustré au cinéma avec trois longs-métrages : Comme les autres (2008), Présumé coupable (2011) et L’Enquête (2015). Dans la veine de ses deux précédents films, le premier traitant de l’affaire Outreau, le second de l’affaire Clairstream, Vincent Garenq, friand d’histoires vraies, revient cette fois sur l’affaire Dieter Krombach dans son quatrième long-métrage intitulé Au nom de ma fille. Derrière la caméra, de nouveaux faits réels à retranscrire où Vincent Garenq décide de filmer le combat acharné d’André Bamberski. « Aidez-moi à ce que le nom de ma fille ne tombe pas dans l’oubli » Cette réplique s’impose d’ailleurs tout de suite comme le fil conducteur des vingt-sept années du combat de ce père, perdu entre douleur et folie suite à la perte de sa fille et incompris par ses proches, notamment par son ex-femme et par son fils. Mais, le point de vue adopté par Vincent Garenq ne s’arrête pas là, mais se poursuit lorsque ce père, après avoir fait confiance à la justice française, se heurte à sa complexité. Entre lenteur des procédures, diverses pressions de la part de hauts placés et négociations interminables afin d’éviter l’incident diplomatique entre voisins européens, Vincent Garenq rétablit l’un des vrais visages de ce système. Du côté du casting, on retrouve Daniel Auteuil qui incarne ce fameux André Bamberski. Fait pour ce rôle, il joue à la perfection l’obsession d’une vie, allant jusqu’à nous la transmette au fil du film. De son côté, Sebastian Koch se défend élégamment dans son rôle du docteur Dieter Krombach, entouré et niant la vérité avec fougue, puis esseulé et rongé par la peur de voir la vengeance d’André Bamberski s’abattre sur lui. A côté de ces deux performances, celle de Marie-Josée Croze, interprétant Dany Bamberski, paraît aux premiers abords simple, jusqu’à ce qu’elle ne se révèle en seconde partie du film. Au nom de ma fille, un film qui retrace solidement l’affaire Dieter Krombach et qui met en lumière les méandres d’un parcours judiciaire.

Au nom de ma fille de Vincent Garenq. Avec Daniel Auteuil, Sebastian Koch, Marie-Josée Croze… Drame français. Durée : 1 h 27. Sortie le 16 mars 2016. 

Visuels : ©Affiche et bande-annonce officielles du film.


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