[Berlinale] « United States of Love » : la tristesse polonaise sublimée

20 février 2016 Par Elie Petit | 0 commentaires

Dans la Pologne du début des années 90, ça sent la fin d’une société. Les plus éduqués y perdent leur corps, leurs sentiments, leur désir, leur raison. Un film fort de Tomasz Wasilewski.

Note de la rédaction :

4 femmes dans une villes de province. Le début des années 90 en Pologne. La société qui se rédefinit n’a pourtant pas fini de se déliter. Izia meurt de son amant qui la refuse. Renata, femme agée, licenciée, s’identifie à sa voisine Marzena qui rêve d’une carrière internationale dde mannequin. Agata recherche le prêtre qui ne professe qu’amour pour les autres. Autour d’une école commune, une église commune, un immeuble commun et un magasin de cassettes pornographiques.

L’image est magnifique, le rythme est lent. Wasilewski joue des corps, de la poésie et beaucoup du dégout. Les scènes sont commes des natures mortes où figurent des humains, vivants mais morts.

Ce film polonais a beaucoup de qualités : l’originalité modeste, le cru de cette période. Et des tons de voix comme des regards qui bousculent le spectateur.

by Tomasz Wasilewski – United States of Love –  Zjednoczone stany mi?o?ci
with Julia Kijowska, Magdalena Cielecka, Dorota Kolak, Marta Nieradkiewicz, ?ukasz Simlat


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