Agenda cinéma de la semaine du 18 avril

18 avril 2018 Par
Aurore Garot
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Sortez vos vieux vinyles après avoir vu le biopic sur la chanteuse rock Nico, promenez-vous au parc de La Villette après avoir vu Allons enfants, devenez doux comme des agneaux après avoir vu Escobar, partez pour la Norvège avec Sonate pour Roos mais surtout… Vivez à fond le cinéma en sortant de vos huit (ou plus) heures de travail en regardant Huit heures ne font pas un jour de Rainer Werner Fassbinder. Toutelaculture vous propose une semaine cinéma bien remplie !

Nico, 1988 de Susanna Nicchiarelli

Ce biopic sur Christa Päffgen alias Nico réalisé par Susan Nicchiarelli, trente ans après sa mort, brosse le portrait d’une chanteuse rock libre comme l’air, dure de caractère. Ex-érégie d’Andy Warhol, Nico (incarnée par Trine Dyrholm) avait été la voix féminine du premier album de Velvet Underground mais avait fini héroïnomane, seule et dans la misère à la fin de sa vie. Il s’agit de cette période que retrace la réalisatrice qui a « voulu montrer le moment de sa vie où, débarrassée de sa beauté, elle est enfin devenue elle-même et où elle s’exprime librement ».  Lire notre critique ici

Allons enfants de Stephane Demoustier

Dans son deuxième long-métrage, Stephane Demoustier raconte l’histoire de Cléo et Paul (les propres enfants du réalisateur), des jumeaux de trois ans et demie qui se perdent dans les méandres de La Villette après une partie de cache-cache au parc. Dans leur errance, les enfants rencontrent les habitants d’une ville qui devient un troisième personnage. Lire notre critique ici

 

Escobar de Fernando León de Aranoa

Chef du cartel de Medellin, Pablo Escobar est le criminel le plus riche de l’Histoire. Impitoyable et cruel, l' »empereur de la cocaïne » introduit une forme de violence inouie dans le commerce de la drogue en Colombie. Virginia Vallejo, journaliste, tente de s’approcher de lui et de son monde…

Sonate pour Roos de Boudewijn Koole

Comme chaque année, Roos rend visite à son frère et à sa mère pianiste en Norvège, malgré les tensions entre les deux femmes qui enchaînent les non-dits, l’une étant froide comme la glace et l’autre portant un lourd secret. Roos redécouvre en même temps, le monde de son enfance qu’elle avait quitté.

Rétrospective de Rainer Werner Fassbinder, réalisateur de Huit Heures ne font pas un jour

La Cinémathèque Française (tout comme l’Institut Lumière à Lyon et le Cinématographe de Nantes) propose jusqu’au 16 mai, une rétrospective des films du réalisateur allemand des années 60-70. En parallèle, une de ses œuvres, Huit Heures ne font pas un jour est de nouveau projeté dans les salles de cinéma en version restaurée. En décrivant le quotidien d’une famille de la classe ouvrière, Rainer Werner Fassbinder souligne l’importance de la vie en dehors des huit heures de travail réglementaire. A la fois critique sociale et divertissement populaire, cette série a su mélanger humour et empathie les problématiques de la société de l’époque.

 

Visuels : Affiche