[Live-Report] Grasso, Moulène, GRAV, Derniers jours pour 3 expositions des Galeries du Marais…

14 janvier 2017 Par
Yaël Hirsch
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Janvier est une période de transition pour les galeries. A l’image des musées (voir notre article sur les expos à ne pas manquer), le 15 janvier est une date charnière où les montages se font et se défont. Voici trois expositions à ne pas manquer en leurs derniers jours, ce week-end de soldes, au cœur de Paris.

grasso

1. Dernier jour : Laurent Grasso dans des arcanes du pouvoir chez Emmanuel Perrotin
C’est dans l’annexe du fameux galeriste de la rue de Turenne que Laurent Grasso expose pour la première fois à Paris le film que l’artiste français a eu l’autorisation de réaliser dans le mythique salon doré de l’Elysée, lieu de travail du Président de la République. Avec deux dorures aux murs plus « lynchiennes » qu’hommages aux « ors de la République » et des bancs confortables, le film fascine par sa sensualité et sa capacité à filmer- sur une musique quasi-religieuse signée Nicolas Godin (Air)- comme des éléments organiques les meubles 18e, design et les dossiers en cours.
Laurent Grasso, “Elysée”, Galerie Emmanuel Perrotin, 10 Impasse Saint-Claude, Entrée libre, 7 – 14 janvier 2017

grav

2. Jusqu’au 21 janvier : Joël Stein et le GRAV chez Xippas
Sous le commissariat d’Arnaud Pierre, cette très belle exposition cinétique parfaitement mise en scène à l’étage majestueux de la Galerie Xippas, fait le point sur l’influence de l’artiste abstrait sur la réflexion et l’art du Groupe de recherche de d’Art Visuel constitué avec lui par Horacio Garcia-Rossi, JUlio Le Parc, François Morellet, Francisco Sobrino et Jean-Pierre Yvaral. A voir!
« Joël Stein et le GRAV », Galerie Xippas, 108, rue Vieille du Temple, entrée libre, 26 novembre 2016-21 janvier 2017.

moulene

3. Jusqu’au 11 février : « Ce fut une belle journée », Jean-Luc Moulène chez Chantal Crousel
En parallèle de l’exposition monographique dédiée à l’artiste français par le Centre Pompidou, sa galerie, Chantal Crousel, réunit sous le joli titre « Ce fut une belle journée » des pièces de tailles moyennes et petites réalisées en 2012 et 2016. Mathématiques, inversant les points d’Archimède et mêlant les matières les plus biologiques à du plastiques ou des alliages, le travail de Jean-Luc Moulène fait travailler l’œil et l’inconscient.
Jean-Luc Moulène, « Ce fut une belle journée », Galerie Chantal Crousel, 1, rue Charlot, entrée libre. 26 novembre 2016-11 février 2017.

visuels : YH; cover : (c) Laurent Grasso, ADAGP 2016