Les vernissages de la semaine du 1er juin

1 juin 2017 Par
La Rédaction
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Encore des vernissages d’expositions très variées en cette semaine du 1er juin, avec notamment la cinquième édition du Salon du dessin érotique pour ceux qui voudraient se rincer l’œil, mais avec goût !

Jeudi 1er juin

Francine Mayran, « Peindre la mémoire, témoigner de ces vies »

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© Francine Mayran

Œuvres mémoire du Génocide des Arméniens, de la Shoah et du génocide des Tsiganes, des Tutsi du Rwanda et des Yézidi d’Irak jalonnent l’exposition présentée au Centre, enrichie de films-témoignages de survivants ou de descendants. Un parcours indispensable pour améliorer le vivre-ensemble dans un monde où les discriminations le racisme et l’antisémitisme montent et où les réflexes extrémistes se renforcent.

Du 1er juin au 20 septembre. Vernissage le 1er juin à 19h, avec la présence exceptionnelle d’Anny Romand (auteure de Ma grand Mère d’Arménie, 2015), Jean-Pierre Kotchian (auteur des Montagnes rouges et de Retour interdit, 2015 et 2016), Maurice Schiffe (auteur d’Histoire d’un bambin juif sous l’occupation nazie et Jean-Paul Ruta, Président d’IBUKA Lyon et rescapé du génocide des Tusti du Rwanda). Une séance de signature sera proposée par ces auteurs en clôture. Centre National de la Mémoire Arménienne à Decines (Lyon).

« From Tokyo to Kyoto » de Marion Dubier-Clark

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© Marion Dubier-Clark

Découvert au printemps 2016 entre Tokyo, Matsumoto, Takayama, Kanazawa, Osaka et Kyoto, pour les villes, Naoshima et Teshima pour les îles, le Japon devait à son tour offrir un vaste espace d’inspirations sur les veines de l’abstraction, de la nature, de l’héritage et de l’humain. Aussi éloignée de la rigueur documentaire que de la ligne du road movie, contournant l’opposition tradition/modernité dont l’étonnement sature la perception occidentale, Marion Dubier- Clark protège la licence poétique de ses vues isolées, la portée évocatrice de ses pièces uniques pour livrer sa vision personnelle de promeneuse inspirée. Du Polaroid abandonné pour cause de rupture de production, le Fuji numérique conserve le format carré qui sied plutôt bien à ce territoire d’équilibre photographié dans la perfection des cadrages, signes pris aux messages publicitaires, silhouettes volées au trottoir des rues, formes empruntées à la vie quotidienne ou au sacré, et à la nature apprivoisée, ses arborescences et ses oraisons. En même temps qu’elle affine le style d’une artiste attentive à ses partis pris esthétiques, Marion Dubier-Clark propose du Japon une évocation esthétique et sensible, elle partage un exotisme élégant comme une calligraphie, sobre comme un jardin de pierre

Du 2 juin au 26 août 2017. Vernissage jeudi 1er Juin 2017, à partir de 17h, à la Galerie Patrick Gutknecht, Paris.

Salo V, salon du dessin érotique 2017

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Du 2 au 5 juin 2017 se dresse à Paris Salo V, le cinquième salon du dessin érotique. Ce salon présente de multiples versions d’un imaginaire érotique foisonnant et libérateur.
Comme les années précédentes, plus de femmes artistes sont présentes avec des positions très variées, ce qui peut paraître surprenant tant dans le quotidien les hommes semblent verbalement plus expansifs en ce domaine.
Avec ces ouvertures et l’été qui vient, seront exposés en plus des dessins quelques peintures suggestives, sculptures lascives, photographies aiguisées et performances d’esthètes.
Comme le filmait la cinéaste Judith Cahen : « La révolution sexuelle n’a pas eu lieu », mais ce Salo là regorge de propositions pour la faire advenir.

Vernissage le 1er juin. La Galerie épisodique, 1, rue des Nanettes, 75011 Paris.

Night School Expo

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« En anglais, il existe le terme « day job », qui implique qu’un individu ne se définit pas entièrement par sa fonction. Il y a l’idée de « devenir ». Je fais une chose pour gagner ma vie, mais j’en fais une autre par envie personnelle.

Chacun des artistes a produit un corpus de travaux qui montrent leurs préoccupations intérieure, que ce soit des luttes pour leur propre identité ou des expérimentations visant l’enrichissement spirituel. D’un côté, cette exposition expose la vie privée d’artistes qui ont pris part à l’imagerie collective que nous connaissons tous ; de l’autre, elle questionne sur la personnalité d’un artiste : de quoi un créatif a-t-il besoin pour devenir un artiste public ? »

Avec les travaux d’Adrien Pelletier, Ana Karkar, Ed Zec, Sébastien Roubaud, Solène Reymond et Xaver von Mentzingen.

Vernissage le 1er juin de 18h à 23h. Galerie 36, rue Notre-Dame de Nazareth, 75003 Paris.

Vendredi 2 juin

LE MONDE SE FAIT ET SE DEFAIT de Cléo ROBINE

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© Cléo Robine

Le Monde, en perpétuel mouvement, se fait et se défait au gré des misères des hommes et des dérèglements de la planète. Ces migrations humaines et animales charrient leur lot de douleurs et d’espoirs laissant dans leurs sillages des empreintes de vies en reconstruction.

Par ce saisissant patchwork vivant, travaillé comme une tapisserie, l’artiste ébauche un futur en réinvention.

Du 2 au 24 juin. Vernissage le vendredi 2 juin à 19h, Galerie Melkart, 3 rue Blondel, 75003 Paris.

Situer la différence, Silvia Bächli et Eric Hattan

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 © Eric Hattan

Silvia Bächli pratique principalement le dessin. Eric Hattan réalise des vidéos, des sculptures et des installations. Parfois, ils conçoivent des œuvres en commun. Silvia Bächli considère ses dessins comme des mots, des notes, avec lesquels elle compose des «phrases musicales» au mur. Eric Hattan récolte dans la rue divers objets et matériaux avec lesquels il construit ses sculptures et installations. Pour l’un comme pour l’autre, l’espace dans lequel s’inscrivent leurs oeuvres tient une place fondamentale.
Le CCS leur a proposé d’imaginer ensemble les trois expositions de ce printemps, réunies sous le titre Situer la différence.
Pour la grande salle du CCS, ils proposent une articulation spatiale inédite dans laquelle ils disposent des œuvres récentes. Dans la pièce sur cour, ils présentent des oeuvres nouvelles en deux temps : d’abord une série de collages de Silvia Bächli et une sculpture in situ d’Eric Hattan, puis, à partir du 3 juin, un projet conçu à quatre mains spécifiquement pour le CCS.
Les deux artistes ont aussi imaginé une publication, éditée par le CCS, qui privilégie la reproduction au format 1:1 de certaines de leurs oeuvre

Du 28 avril au 17 juillet, vernissage vendredi 2 juin de 18h à 21h. Centre culturel suisse, 38 rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris.