Le féminin demeure à la galerie Jeanne Bucher Jaeger

2 novembre 2017 Par
Christophe Dard
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Depuis plus de 90 ans, la galerie défend de nombreuses artistes femmes. Jusqu’au 2 décembre 2017, les œuvres de certaines d’entre elles sont exposées, toutes générations confondues, de Maria Helena Vieira da Silva à Fabienne Verdier en passant par Louise Nevelson et Antonella Zazzera.

 

Vue de l'exposition

 

Un portrait de Maria Helena Vieira da Silva daté de 1932… C’est par cette toile que s’ouvre Le féminin demeure dans laquelle toutes les œuvres sont signées de femmes que la galerie Jeanne Bucher Jaeger a soutenu et soutient. L’exposition fait écho à celle organisée en 1978 par Jean-François Jaeger, L’Espace en Demeure, dans laquelle étaient présentés les travaux de trois icônes de l’art moderne : Maria Helena Vieira da Silva, Magdalena Abakanowicz et Louise Nevelson. Cette fois, elles sont neuf. Aux trois de 1978 s’ajoutent Zarina Hashmi, Véra Pagava, Fabienne Verdier, Claude de Soria, Yamamoto Wakako et Antonella Zazzera.

 

Dans l’exposition Le féminin demeure, les formes, les couleurs, les supports et les styles se défient de face ou dos à dos, parlent et se répondent, des trajectoires à la fois complexes et limpides et qui accrochent à leurs semelles des kilomètres de pays traversés car chaque femme vient d’une culture différente.

 

Zarina Hashmi honore des millénaires de culture perse que l’œuvre Flight Log installe dans le confort inoubliable de l’éternité. Yamamoto Wakako nous conduit dans un Japon abstrait et coloré qui contraste avec les envolées noires et déchirées de Fabienne Verdier tandis que Antonella Zazzera joue une partition de cuivres entrelacés dont la finesse puissante, toute méditerranéenne, est parallèle aux lignes fuyantes vers l’inconnu de Vieira da Silva.

 

Les œuvres profondément intérieures de Magdalena Abakanowicz, de Louise Nevelson et de Claude de Soria sont un bras de fer avec le destin des origines et de la guerre mais loin d’être sourdes au fracas poétique de la légèreté, la délicatesse des sculptures de Soria tend la main aux corps célestes et aux couleurs douces de Véra Pagava.

 

Christophe Dard.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le féminin demeure.
Jusqu’au 2 décembre 2017.
Galerie Jeanne Bucher Jaeger
Espace St Germain – 53, rue de Seine 75006 Paris.
Ouvert du mardi au samedi de 10 h à 18 h
www.jeannebucherjaeger.com
01 42 72 60 42