Ghettos tendance: Top 3 des galeries de Belleville

30 novembre 2016 Par Camille Bardin | 0 commentaires

Ce dimanche une centaine de galeries parisiennes ont exceptionnellement ouvert leurs portes à l’occasion de la deuxième édition d' »Un Dimanche à la Galerie ». Une initiative originale du Comité Professionnel des Galeries d’Art, soutenu par le biais d’une importante campagne publicitaire par la mairie de Paris, qui permet aux promeneurs néophytes de découvrir les joies des marathons artistiques que l’on peut entreprendre dans les quartiers du Marais, de Saint Germain des Près ou encore Belleville…

Si les galeries d’art ont des statuts ambigus puisque vacillant entre établissements commerciaux et espaces culturels, Dimanche à la Galerie est l’occasion pour tous les budgets de découvrir de nouveaux artistes. Toute La Culture en a donc profité pour passer son après-midi dans le quartier de Belleville où une dizaine de galeries avaient ouvert leurs portes de 12h à 19h. Top trois des expositions à découvrir si vous décidez d’aller explorer le 20e arrondissement.

Galerie Sultana expose Walter Pfeiffer

Pour les soixante dix ans de l’artiste Walter Pfeiffer, la galerie Sultana propose jusqu’au 17 décembre, une exposition à deux thèmes: les fleurs et des garçons. Inspiré par le film Send me no Flowers dont il réutilise le titre pour baptiser son exposition, Walter Pfeiffer photographie les tulipes et les corps. Deux modèles qu’il oppose par le tirage et les surfaces: Quand les corps sont en noir et blanc encadrés, les tulipes sont tirées en grand et deviennent un papier peint coloré. Ainsi les oeuvres dialoguent entre elles et le visiteur profite d’une mise en scène aux multiples points de vue. Une exposition aboutie qui plonge le regardeur dans l’iconographie underground gay des années quatre-vingt propre à l’excellent Walter Pfeiffer.

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Maëlle Galerie expose Jérémie Paul 

A la Galerie Maëlle, Jérémie Paul rompt, jusqu’au 14 janvier, avec les normes traditionnelles de la peinture. L’artiste en éclabousse les livres, les toiles et la soie avec insolence. Quel sublime exemple que la Kha Dog, sculpture maitresse de ses oeuvres dont la base est un plateau déniché chez Christie’s et qu’il recouvre – voir tâche – de peintures. Récemment exposé au Palais de Tokyo, Jérémie Paul vacille avec justesse entre Pop Art et surréalisme.3-vue-dexposition-lempreinte-de-la-kha-dog-amethyste-courtesy-maelle-galerie-gregoire-perrier

Galerie Antoine Levi expose Olve Sande

Olve Sande appartient à ce courant d’artistes passionnés par l’espace urbain. Le renouvellement citadin impulse son travail et les matériaux de construction composent l’exposition Gusts, Draughts que propose la Galerie Antoine Levi jusqu’au 14 janvier prochain. Comme Ethan Greenbaum à la Galerie Pact, Olve Sande utilise l’esthétique des pares-vent des chantiers comme base de ses oeuvres. Puis il découpe, retourne, pour déformer la membrane et créer ainsi l’illusion d’une ombre comme si l’on regardait à travers une fenêtre embuée.

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Visuel: © Grégoire Perrier, Aurélien Mole.


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