Daniel Flammer, des manèges où les routes ont des hauts et des bas

17 avril 2016 Par Christophe Dard | 0 commentaires

La galerie Polad-Hardouin à Paris vient de l’exposer, jusqu’au 16 avril 2016. Daniel Flammer, jeune artiste de 32 ans, signe des peintures et des dessins où notre monde moderne est disloqué, dévoilant sa grandeur, sa volonté de repousser les limites mais aussi ses vertiges.

 

Daniel Flammer, " Machine à fumée" , 2015, 50 x 65 cm pierre noire, fusain sur papier

Daniel Flammer,  » Machine à fumée » , 2015, 50 x 65 cm, pierre noire, fusain sur papier

 

Présenté pour sa première exposition personnelle en 2013, Daniel Flammer vient de dévoiler une série de dessins à la galerie Polad-Hardouin à Paris, du 15 mars au 16 avril 2016, dont certains sont d’impressionnants grands formats.
L’artiste, également présenté à Art Paris Art Fair, propose des dissections de nos univers urbains. De ces découpes jaillit un labyrinthe d’anneaux, de routes, d’avenues, de ponts, de pipelines et d’échelles qui vont partout et nulle part. Ce dédale peu rassurant, qui n’est pas sans rappeler les films de Fritz Lang, est accompagné par une bande-son composée de la fureur des usines et de ses machines dont les prototypes semblent correspondre avec ceux réalisés par Max Ernst ou Marcel Duchamp.

 

Daniel Flammer, " Au cerreour des vents" , 2015, 114 x 210 cm pierre noire, fusain sur papier

Daniel Flammer,  » Au cerreour des vents » , 2015, 114 x 210 cm, pierre noire, fusain sur papier

 

Avec la pierre noire, le fusain et le graphite, Daniel Flammer laisse deviner, au milieu des méandres de la vitesse et de la construction, de la végétation mais aussi les esquisses d’un visage comme la trace d’une humanité préservée.

 

Daniel Flammer, " La terre s'ouvre" , 2015, 50 x 65 cm pierre noire, fusain sur papier

Daniel Flammer,  » La terre s’ouvre » , 2015, 50 x 65 cm, pierre noire, fusain sur papier

 

Avec un trait fin et détaillé, Daniel Flammer, formé à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris et qui vit et travaille dans la capitale, décrit avec soin le monde réel mais le projette dans l’imaginaire suscitant en chacun de nous le sentiment simultané d’être entraîné dans ce manège et de pouvoir lui échapper.

Christophe Dard

 

INFORMATIONS PRATIQUES:
Galerie Polad-Hardouin
Du mardi au samedi de 11h à 19h
86 rue Quincampoix 75003 Paris
01 42 71 05 29
www.polad-hardouin.com


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