Une exposition 30 ans après le procès Klaus Barbie

9 mai 2017 Par
David Rofé-Sarfati
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Le 11 mai 1987 s’ouvre devant la cour d’assises du Rhône le procès de Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon durant l’Occupation. C’est le premier procès pour crime contre l’humanité en France. Pour la première fois aussi, en vertu d’une loi voulue par Robert Badinter, alors garde des Sceaux, un procès d’assises est filmé.

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L’ exposition présentée par le Mémorial de la Shoah rassemble de très nombreux documents inédits, dont ceux qui ont servi à Serge et Beate Klarsfeld pour traquer Barbie, les enquêtes des services secrets, les interrogatoires de l’accusé, les notes du président de la cour d’assises, mais aussi les moyens d’enregistrement des débats (appareil de sténotypie, emplacement des caméras, cassettes d’enregistrement, etc..). La pièce maîtresse de l’accusation, le télégramme envoyé par Barbie après la rafle des 44 enfants d’Izieu et conservé au Mémorial de la Shoah, sera notamment présentée. De larges extraits des audiences et des journaux télévisés de l’époque rendent compte de l’onde de choc provoquée en France et à l’étranger et mettent en lumière le réveil de la mémoire juive et résistante après le procès.

Autour de cette exposition, plusieurs projections et rencontres sont organisées au Mémorial de la Shoah, dont la diffusion du film de Marcel Ophüls : Hôtel Terminus, Klaus Barbie, sa vie, son temps, le 14 mai 2017.