Succès pour l’édition 2017 du Salon des Artistes Français

24 février 2017 Par
Christophe Dard
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C’est l’un des grands rendez-vous artistiques de l’année 2017 et il vient de se terminer sur un beau succès. Du 15 au 19 février 2017, près de 36 000 visiteurs sont venus sous la verrière du Grand Palais à Paris pour la 227ème édition du Salon des Artistes Français, dans le cadre d’Art Capital. L’après-midi du vernissage a attiré 12 000 visiteurs professionnels.

 

© David Lebrun

© David Lebrun

 

C’est un excellent cru ! Le public a répondu présent à la 227ème édition du Salon des Artistes Français. A cette occasion, les allées du Grand Palais ont une nouvelle fois célébré l’union des artistes « historiques » et de la nouvelle génération.

Durant 5 jours, 637 artistes, répartis en 5 sections (peinture, sculpture, photographie, gravure et architecture), ont participé à l’événement et bon nombre ont été remarqués des acteurs du marché de l’art et notamment des collectionneurs et des professionnels. Car malgré son riche héritage laissé aux bons soins du patrimoine culturel français, le Salon est tourné vers l’avenir et la certitude de permettre aux artistes exposés d’avoir une visibilité plus importante et de faire carrière.

Pour Martine Delaleuf, Présidente du Salon des Artistes Français, « Le talent et la technicité des artistes présentés, la qualité des expositions proposées ainsi que l’effervescence que le Salon des Artistes Français a suscité auprès des nombreuses institutions culturelles et associations officielles pendant ces 5 jours, sont autant d’atouts qui façonnent l’identité de notre Salon et renforcent son statut de lieu d’innovation et d’émulation qui permet les confrontations les plus enrichissantes ».

 

© David Lebrun

© David Lebrun

 

En outre, de nombreux événements ont été organisés. Un espace a été réservé aux jeunes créateurs de l’Institut Supérieur de Design de Valenciennes. Les Académiciens des Beaux-arts de Russie ont été invités à présenter leurs œuvres de même que les créations du couturier Jean Doucet et des artistes surréalistes venus d’Allemagne.

L’édition 2017 n’a évidemment pas perdu les bonnes habitudes qui font la renommée du Salon. Des prix ont été décernés, des médailles et des mentions ont été remises. Trois artistes ont été récompensés de la Médaille d’honneur: Nelson Guerra pour la peinture, Guy Braun pour la gravure et Jean-Pierre Gendis pour la sculpture. Comme le veut la tradition, ils seront invités à la prochaine édition du Salon et dévoileront plusieurs œuvres dans une exposition qui leur sera dédiée.

 

© David Lebrun

© David Lebrun

 

Les compliments de la presse

La presse a également apprécié cette nouvelle édition du Salon des Artistes Français.
Artistes Contemporains.org parle d’« un contenu de haut niveau, fondé sur une sélection exigeante, un souci réaffirmé d’ouverture et de nouveaux projets. Ces choix s’inscrivent dans la logique du processus d’ouverture et de valorisation des initiatives engagées depuis la création du Salon ». Télérama souligne qu’il s’agit d’un « véritable parcours dans l’Art d’aujourd’hui ».
Pierrick Moritz écrit sur son site, Art Without Skin, que « cette manifestation enracinée dans la réalité de l’art et des artistes se démarque de certaines grandes foires d’art contemporain complètement hors-sol. Le « Salon » est l’endroit généreux où la critique d’art est née et a été renouvelée (Diderot, Baudelaire,…), car il toujours offert la liberté de penser (…) En déambulant dans ce grand bal de créations, chacun pourra trouver un morceau avec lequel il aimerait danser ».

 

Denis Diderot par Louis-Michel Van Loo

Denis Diderot par Louis-Michel Van Loo

 

La critique est née au Salon

En évoquant le riche héritage du Salon des Artistes Français, l’avis de la presse s’inscrit en effet dans la lignée des critiques rédigées par d’illustres auteurs.
C’est d’ailleurs à l’occasion du Salon que Denis Diderot va créer dans la seconde moitié du 18ème un genre littéraire nouveau : la critique d’art.

Il écrit à propos du salon de 1763 : « Pour décrire un Salon à mon gré et au vôtre, savez-vous, mon ami (il s’adresse à Grimm, homme de lettres et diplomate) ce qu’il faudrait avoir ? Toutes les sortes de goût, un cœur sensible à tous les charmes, une âme susceptible d’une infinité d’enthousiasmes différents, une variété de styles qui répond à la variété des pinceaux ; pouvoir être grand ou voluptueux avec Deshays, simple et vrai avec Chardin, délicat avec Vien, pathétique avec Greuze, produire toutes les illusions possibles avec Vernet ».

Depuis, d’autres auteurs ont écrit sur le Salon et sur son importance tel Jules Janin en 1844 : « Cette exposition est l’événement de chaque année, on en parle 2 mois à l’avance ; pendant 2 mois, c’est une impatience fébrile, c’est un bruit à ne pas s’entendre : qui donc verra-t-on cette année ? Quels tableaux se cachent encore dans l’atelier ? ».

Charles Baudelaire, dont nous célébrons cette année les 150 ans de la mort, détaille à propos d’un tableau d’Eugène Delacroix: « Ce qu’il y a d’admirable dans l’Enlèvement de Rébecca, c’est une parfaite ordonnance de tons, tons intenses, pressés, serrés et logiques, d’où résulte un aspect saisissant. Dans presque tous les peintres qui ne sont pas coloristes, on remarque toujours des vides, c’est-à-dire de grands trous produits par des tons qui ne sont pas de niveau, pour ainsi dire ; la peinture de Delacroix est comme la nature, elle a horreur du vide ».

Stendhal, Zola, Théophile Gautier, Maupassant ou bien encore Apollinaire ont également écrit des critiques sur le Salon… Et au vu du succès de son édition 2017, la presse n’a pas fini de parler de cette institution de la culture française.

D’ailleurs, le dossier d’inscription pour le Salon 2018 sera téléchargeable début juin 2017. Vous pouvez également demander à recevoir ce dossier d’inscription par la Poste en faisant parvenir une enveloppe timbrée à 20 gr comportant vos nom et adresse (le dossier vous sera envoyé début juin) à:
Société des Artistes Français
Grand Palais – Porte C
Avenue Franklin Roosevelt
75008 Paris

Christophe Dard