Peinture et poésie en symbiose au Musée Paul Valéry de Sète

2 juillet 2018 Par
Lucile Brusset
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Perché sur le Mont Saint Clair, le musée Paul Valéry de la ville de Sète accueille une exposition exceptionnelle, qui met en regard les peintures de ses collections avec des poèmes inédits, composés pour l’occasion.

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« Une œuvre d’art devrait toujours nous apprendre que nous n’avions pas vu que nous voyons » disait Paul Valéry. C’est partant de ce constat du poète sétois que Maïthé Valles-Bled, directrice du musée Paul Valéry, fait débuter l’exposition « Peinture et poésie : les peintres vus par les poètes ». Selon un choix original de celle qui est aussi commissaire de l’exposition, il s’agissait de n’exposer que des œuvres issues des collections du musée, et par le biais de poèmes inédits, d’en renouveler la lecture par « une ouverture du regard à des champs multiples de perception ».

Ainsi, parmi les 250 peintures présentées, chacune se voit être apposée à un poème lui correspondant, composé spécialement pour l’occasion. Les poètes choisis, espagnols, turcs, libanais ou italiens, sont tous méditerranéens, dans la mesure où l’exposition se veut aussi être un formidable panorama de la richesse artistique méditerranéenne, ce dans une ville qui vit naître Paul Valéry et mourir George Brassens mais aussi accueillit en son sein bon nombre de courants picturaux, du groupe Montpellier-Sète à l’école de la Figuration libre, dont les œuvres pétulantes et colorées figurent en bonne place dans l’exposition.

Des vues du vieux port de Sète aux peintures orientalisantes, en passant par les nus féminins ou les peintures de scènes classiques, différents chapitres thématiques sont à explorer par le biais de peintures réalisées du 17e siècle à nos jours. L’exposition fait figure de pot-pourri pictural, et on se plaît à déambuler entre les œuvres, certaines pompières ou anecdotiques, d’autres véritables pépites, tel cette Leçon de musique, d’Eugène Castelnau ou cette Mer calme à Palavas de Gustave Courbet.