Musée Jacquemart-André | L’exposition « L’Atelier en plein air. Les impressionnistes en Normandie » en 5 chefs-d’œuvre

8 juin 2016 Par admin | 0 commentaires

Jusqu’au 25 juillet, le Musée Jacquemart-André présente « L’atelier en plein Air. Les impressionnistes en Normandie ». Une cinquantaine de toiles retrace l’histoire de l’Impressionnisme et de la peinture en plein air. Petit tour de l’exposition grâce à 5 œuvres majeures…

 

101 - Turner - Lillebonne

Cette œuvre de William Turner, Lillebonne, permet d’évoquer l’influence déterminante que ce dernier a eue sur ses confrères français. Dès la fin des guerres napoléoniennes, les peintres anglais se rendent en masse en Normandie. Turner y effectue cinq grands voyages, entre 1821 et 1845, dont il ramène quantité de croquis. Tous ces croquis pris sur le vif se transforment alors en impressions personnelles qu’il traduit le plus souvent en aquarelles, mais aussi en gravures et parfois en tableaux. L’exposition du Musée Jacquemart-André s’ouvre sur trois petites aquarelles du peintre, et notamment cette sublime vue de la commune normande de Lillebonne. Elle est bien représentative de ces voyages et de la vision très romantique que Turner laisse de la région.

202 - Boudin - Ferme de Saint-Siméon

Intitulé La ferme de Saint-Siméon, ce petit tableau peint par Eugène Boudin vers 1854 traduit les efforts du peintre pour renouveler l’art du paysage, avec des personnages de dos ou de léger profil, des silhouettes à peine esquissées, un cadrage photographique et une absence de fini.

Pendant une dizaine d’années, de 1856 à 1866, la ferme Saint-Siméon va rassembler chaque été sur les hauteurs d’Honfleur de nombreux artistes, bien décidés à transformer l’art du paysage. En 1854, Boudin est le premier à y prendre pension et c’est sous son impulsion que l’auberge va devenir ce haut lieu de la création artistique. L’exposition présente plusieurs toiles ayant pour sujet cette fameuse ferme.

3On the Beach at Trouville, 1870 (oil on canvas)

Cap sur Trouville avec cette magnifique toile de Claude Monet, Sur les planches de Trouville, hôtel des Roches noires, qui dépeint la vie mondaine et oisive des estivants, et qui nous permet de découvrir une nouvelle thématique abordée dans l’exposition : les bains de mer. Vers 1920, la mode des bains de mer, importée d’Angleterre, s’implante à Dieppe avant de se propager le long des côtes de la Manche. L’émergence d’une « civilisation des loisirs », dont les peintres se font les chroniqueurs, est une aubaine pour des artistes qui peinaient à écouler leurs « marines » et qui peuvent maintenant vendre à bon prix des « scènes de plage ».

404 - Courbet - La falaise d'Etretat

Aux artistes en quête de motifs à peindre, les côtes de la Manche offrent d’étourdissantes architectures naturelles. La porte d’Aval à Etretat notamment, est un sujet particulièrement apprécié. En 1869, Gustave Courbet peint La falaise d’Etretat, qui frappe ses contemporains par son réalisme et sa force d’exécution. Mais, ce que Courbet vient chercher sur cette portion du littoral, ce sont les incroyables variations chromatiques de la mer et du ciel. Ce dernier expérimente, en premier, le procédé des séries, en représentant la falaise d’Étretat sous différents éclairages.

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05 - Signac - Port en BessinCette œuvre, Port-en-Bessin. Le Catel de Paul Signac, s’inscrit dans la seconde partie de l’exposition conçue comme une véritable promenade sur les pas des impressionnistes, de l’estuaire de la Seine jusqu’à Giverny. Signac réalise ici un paysage à la composition très aboutie. La touche est allongée, les nuages sont des tourbillons de longs coups de pinceau colorés, aux couleurs peu mélangées. Exécuté avec une palette très claire, ce paysage resplendit de couleurs vives et lumineuses.

Crédit photo : © Ashmolean Museum, University of Oxford / © Association Peindre en Normandie / © Christie’s Images – Bridgeman Images / © Medienzentrum, Antje Zeis-Loi / © Collection particulière

(Article Partenaire )


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