« Mapuche » : l’humain, la société et la végétation, en perspectives au Musée de l’homme

23 mars 2017 Par
Yaël Hirsch
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Majestueusement scénographiée et d’entrée libre au premier étage du Musé de l’homme est né de la rencontre du collectif d’artistes « Ritual Inhabitual » (Florencia Grisanti et Tito Gonzalez Garcia) et les chercheurs du Département « Hommes, Natures, Sociétés » du Muséum national d’Histoire naturelle. Le résultat est une grande fresque qui invite à aller à la rencontre des Mapuche, aborigènes du Chili et de l’Argentine qui se sont vus dépossédés de 90 % de leur territoire entre le 19e et le 20e siècle. Aussi esthétique qu’anthropologique, c’est une invitation à mieux connaître ceux qui ont disparu et ceux qui restent d’une peuplade décimée.

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A l’entrée du premier étage du musée, on voit en noir et blanc, de grands visages Mapuche, tirés à l’encre sur d’immenses posters. Il y a des soeurs, des vieillards, des enfants. Il y a aussi la végétation luxuriante, les habitats, les scènes de vie. En plus petits, des négatifs imprimés sur des  plaques de verre enjoignent à s’approcher et à chaque fois à se laisser happer par une histoire : celle d’un chamane, aussi bien que celle d’un article punk, qui passe par l’image mais aussi par une citation (recueillies sur place, en film ou sur WhatsApp) ou une explication.

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On passe ainsi de village en village, et on en apprend beaucoup, personne par personne sur les Mapuche d’hier et d’aujourd’hui, approchant par des trajectoires individuelles toute une civilisation, sa cosmogonie, ses pratiques rituelles et son lien à la nature. Dans cette exposition qui nous fait voyager en terre Lafkenche, le fait humain s’accorde harmonieusement avec l’esthétique pour accroître notre connaissance des hommes et du monde.

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visuels : YH