Les 5 expositions secrètes (été 2016)

7 juillet 2016 Par Juliette Monnier | 0 commentaires

A force de parler des expositions à venir, des vernissages, des nouveautés sous le ciel parisien on en oublie les expositions en cours accessibles durant les vacances d’été. Peu connues  et pas prises d’assaut par les touristes, elles sont destinées à un public curieux ou averti. Récapitulatif de ces expositions que nous pouvons nommer « secrètes » !

Exposition Gus Van Sant du 13 Avril au 31 Juillet à la Cinémathèque :

Déambulation autour des films de Gus Van Sant, ses œuvres plastiques (photographiques, picturales, musicales inédites en France) et ses collaborations artistiques (l’exposition explore l’univers de ce réalisateur culte, emblème d’un cinéma anticonformiste, radical et osé. C’est la première en France consacrée à ce réalisateur américain, directeur de la photographie, musicien, plasticien et scénariste. Un événement immanquable sur l’œuvre de Gus Van Sant qui alterne projets indépendants et films plus populaires (Will Hunting, récompensé aux Oscars, et Harvey Milk, qu’il mit une quinzaine d’années à réaliser). Un parcours organisé et épuré qui me en valeur les œuvres plastiques du cinéaste, ses films mais aussi « les collaborations originales qu’il a pu susciter chez d’autres artistes ». Pour plus d’informations cliquez ici

Exposition Gus Van Sant – Bande-annonce from La Cinémathèque française on Vimeo.

L’Arte Povera au Centre Pompidou du 8 Juin au 28 Août 2016 :

Avec « Un art pauvre », manifestation pluridisciplinaire et inédite, le Centre Pompidou propose d’examiner les pratiques artistiques attachées à la question du « pauvre » dans la création dès les années 1960 : dans le domaine des arts plastiques, avec l’éminence du courant de l’Arte Povera, dans le champ de la musique, du design, de l’architecture, du théâtre, de la performance et du cinéma expérimental. Attentifs aux traces, aux reliefs, aux plus élémentaires manifestations de la vie, les artistes de l’ Arte Povera et plus largement de « l’art pauvre » revendiquent des gestes archaïques. Les matériaux qu’ils utilisent sont souvent naturels et de récupération. Les matériaux qu’ils utilisent sont souvent naturels et de récupération.Leur volonté est d’activer un nouveau pouvoir symbolique des matériaux. Pour plus d’informations cliquez ici et pour davantage de détails sur les artistes présentés nous vous invitons à vous rendre sur les ressources du Centre Pompidou pour y découvrir un dossier complet.

© Piero Gilardi – photo © François Fernandez

Deux expositions à la Maison Rouge à suivre de près pour ceux qui ne les ont pas encore vus :

-Exposition sur Eugen Gabritschevsky (1893-1979) du 8 Juillet au 18 Septembre 2016

Cette exposition monographique est consacrée à l’œuvre d’Eugen Gabritschevsky (1893–1979), généticien et artiste d’origine russe, relativement peu connu hors du champ de l’art brut. Pour la première fois une exposition d’envergure réunit 230 œuvres de diverses provenances (Collection de l’Art Brut de Lausanne, MNAM, collections privées) ; seront présentés les premiers dessins de l’artiste avant son internement à Munich, mais surtout un ensemble très important d’œuvres réalisées entre les années 1930 et 1960, qui par leurs thèmes et leurs techniques dévoilent une créativité, une invention, à découvrir absolument. Pour plus de renseignements cliquez ici

- Exposition Nicolas Darrot « Regne Analogue » du 8 Juillet au 18 Septembre 2016 :

 La maison rouge donne carte blanche à Nicolas Darrot (né en 1972 au Havre), qui propose une exposition ambitieuse avec de nombreuses pièces inédites.L’artiste et la fondation entretiennent des liens de longue date : Nicolas Darrot a déjà été invité en 2006 à investir le patio de la maison rouge et Antoine de Galbert le collectionne depuis 18 ans. Sa pratique est plurielle. Elle se décline en sculpture, installations, objets hybrides et automatisés. Ses œuvres convoquent une multitude de références aux croisements de la science, de l’histoire et de la littérature. Règne analogue est une nouvelle narration, une autre subdivision du monde qui tenterait une réplique du vivant selon une autre logique, en renvoyant une image parfois angoissante mais toujours poétique. Près d’une vingtaine de nouvelles pièces seront exposées. Pour plus de renseignements cliquez ici 

Une exposition sur Josef Sudek « Le monde à ma fenêtre » au Jeu de Paume du 7 juin au 25 Septembre »Le monde à ma fenêtre » est la première exposition de cette ampleur qui restitue le travail et la vie de Josef Sudek dans le contexte pragois de la première moitié du XXème siècle, imprégné de l’intense vie artistique de la capitale tchèque. À travers une sélection de 130 œuvres couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste, de 1920 à 1976, l’exposition se propose d’examiner comment la photographie de Sudek reflète sa relation au monde environnant, des explorations de l’intimité de son atelier et de son jardin vu de sa fenêtre aux vagabondages plus lointains qui le mènent aux rues de Prague et à sa périphérie, en passant par ses excursions dans la campagne alentour. Pour plus de renseignements cliquez ici

Josef Sudek at Jeu de Paume from Jeu de Paume / magazine on Vimeo.

Article en lien : Exposition Jeu de Paume « Les douceurs ouatées de Josef Sudek »

- Exposition Bertrand Lavier  » Merci Raymond  » à La Monnaie de Paris du 27 Mai au 17 Juillet 2016 : On se dépêche, il ne reste que quelques jours pour aller la voir ! 

C’est des histoires, des anecdotes, des sentations que Bertrand Lavier met en scène dans les salons XVIIIème de la Monnaie de Paris en créeant des correspondances et des confrontations inattendues avec les œuvres de Raymond Hains. Cet artiste, figure du Nouveau Réalisme, connu notamment pour ses affiches lacérées, infatigable mixeur de mots, est ainsi présenté et mis en lumière par son ami et complice Bertrand Lavier. Les douze salons d’exposition de la Monnaie de Paris accueillent les chefs-d’œuvres de ces deux artistes qui établissent des analogies entre les mots, les noms, les images, tout en les détournant. Douze clins d’œil de Bertrand Lavier pour présenter différemment les œuvres de Raymond Hains à travers des face à face et des dialogues, en provoquant et en jouant avec son propre travail, comme une conversation entre amis – avec beaucoup de légèreté. Pour plus de renseignements cliquez ici et article en lien sur Toutelaculture.com

Visuel : © DR / Affiches des expositions concernées


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laissez un commentaire: