L’éléctromécanomaniaque Gilbert Peyre, surprend à la Halle St Pierre

19 septembre 2016 Par Camille Bardin | 0 commentaires

Jusqu’au 26 février 2017, la Halle Saint Pierre réputée pour ses expositions expérimentales mêlant art brut et art singulier présente Gilbert Peyre, l’éléctromécanomaniaque. Une exposition poétique mettant en scène des machines extravagantes et pleine d’humour.

Seule son affiche de présentation à l’esthétisme forain suffit à réveiller les psychoses enfantines. Têtes de poupons, peaux de bêtes et effets sonores angoissants. A première vue l’exposition personnelle proposée par l’artiste Gilbert Peyre peut sembler inquiétante, voire oppressante. Pourtant en pénétrant dans la lumineuse salle du premier étage de la Halle Saint Pierre, les craintes s’envolent instantanément avec les rires des autres visiteurs.

Au centre, Cupidon Propriétaire de l’immeuble situé sur l’Enfer et le Paradis, oeuvre monumentale de l’artiste, motive à elle seule les plus réticents a découvrir l’exposition avec curiosité. Totalement déstructurée elle est en effet un bon résumé de ce que propose Gilbert Peyre. Le bruit tonitruant de l’armoire folle située au centre de Cupidon se marie aux pas rythmés d’une jambe boiteuse qui le contourne. Des têtes de poupées frémissent avant qu’un ange cracheur de feu surprenne le public qui n’a de cesse de découvrir de nouveaux mécanismes. C’est totalement fou, surprenant, mais le plus incroyable c’est qu’on en redemande.

En quête de nouvelles extravagances de l’artiste, on vagabonde alors entre les oeuvres en attendant que les « artistes-mécaniciens » qui accompagnent Gilbert Peyre pour cette exposition actionnent les machines-opéra. Nounours pisseur de feu, danseurs rockabilly, les automates sont tous plus rocambolesques les uns que les autres. L’humour de Gilbert Peyre, est également surprenant car inattendu. Il aborde la sexualité, l’enfance et la mort avec beaucoup de douceur et de poésie. Sans en être trop conscient…

«C’est en exposant ici que je me suis aperçu que je parlais beaucoup de l’enfance, je ne m’en rendais pas compte en travaillant à mon atelier ». propos recueilli par Toute la Culture.

Au rez de chaussée, l’ambiance est beaucoup plus sombre. Comme d’habitude dans cette salle de la Halle Saint Pierre, les murs sont totalement noirs et l’éclairage est faible. Dans la pénombre, l’angoisse nous reprend et s’accentue dés lors qu’on vous invite à suivre un vélo d’enfant, qui grâce à la magie de la mécanique pédale tout seul, probable référence à Shining de Stanley Kubrick. Pourtant une fois encore on découvre des œuvres pleines d’humour. A l’image de cet aquarium dans lequel le poisson a été remplacé par une boite de sardines.

Gilbert Peyre est un drôle de poète, capitaine d’un navire qui au rythme de Oh Johnny oh, Oh des Andrews Sisters nous fait voyager au début du XXe.

Visuel: DR


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