Le Muma : première collection impressionniste hors Paris

4 mai 2016 Par admin | 0 commentaires

Constituées à partir de 1845, les collections du musée ont d’abord été un reflet fidèle des différentes écoles de peinture européenne depuis la Renaissance. Mais au tournant du XXe siècle, à la suite de plusieurs dons et legs importants, le musée devient un haut lieu de l’impressionnisme et du fauvisme. En 1900, le frère d’Eu- gène Boudin, Louis Boudin, donne à la Ville du Havre le fonds d’atelier de l’artiste, soit 240 esquisses peintes sur toile, carton, panneau de bois, témoignages irrem- plaçables sur le travail en plein air quotidien du peintre.

Consciente qu’il convient de donner sa place à l’école moderne, la Ville du Havre achète très tôt des œuvres à Pissarro (Le port du Havre), Raffaelli, Maufra, Bourdelle. Soucieux d’être représenté au musée du Havre par des œuvres significatives, Claude Monet donne trois peintures en 1910 (Les Falaises de Varengeville, Le Parlement de Londres et Les Nymphéas).

Ce fonds est enrichi en 1936 par le legs de Charles-Auguste Marande, négo- ciant en coton et grand amateur d’art, membre fondateur, avec Olivier Senn, Raoul Dufy et Georges Braque entre autres, du Cercle de l’art moderne. Avec 63 peintures, 25 dessins et une sculpture, ce sont de nouvelles pièces impressionnistes (Renoir, Monet, Pissarro), mais surtout des œuvres fauves qui font leur entrée dans les collections du musée (Marquet, Kees van Dongen, Camoin).

En 1963, la veuve de Raoul Dufy lègue à la Ville du Havre, dont est originaire l’artiste, un ensemble de 70 œuvres de son mari. Cette collection couvre toute la carrière de l’artiste, de sa période impressionniste aux années 1940, et témoigne de la diversité de son art : peinture, dessin, tapisserie, céramique.

La collection du musée est ponctuellement enrichie par des acquisitions qui complètent le fonds déjà constitué, soit avec des pièces du XIXe siècle (Monet, Fécamp bords de mer, Courbet, La Vague), soit en l’ouvrant au XXe siècle (Léger, Hélion, Villon, Dubuffet…).

En 2004, le MuMa se voit très généreusement offrir, par donation d’Hélène Senn-Foulds, l’extraordinaire collection de son grand-père, Olivier Senn. Négociant de coton, amateur d’art et membre du Cercle de l’art moderne comme Charles- Auguste Marande qu’il connaît bien, Olivier Senn a constitué sa collection de la fin du XIXe siècle aux années 1930. Sa fine connaissance du milieu artistique lui a permis d’acquérir des œuvres majeures, parmi lesquelles des Courbet, Delacroix, Corot, mais surtout des impressionnistes tels que Renoir, Sisley, Monet, Pissarro,

« Souvenez-vous, Havrais, que l’on dira que c’est ici que tout a commencé. »

André Malraux

Guillaumin, Degas, des post-impressionnistes tel que Cross, des Nabis comme Sérusier, Vallotton, Bonnard et Vuillard, des Fauves comme Derain, Marquet et Matisse… Au total ce sont 71 peintures, 130 œuvres graphiques et 5 sculptures qui ont été données par Hélène Senn-Foulds, faisant du musée d’Art moderne André Malraux l’un des plus riches musées français en peinture impressionniste.

À ce fonds est venu s’ajouter cinq ans plus tard, en 2009, la collection du père d’Hélène Senn-Foulds, Edouard Senn. Cet amateur a constitué une collection qui ne cherche pas à prolonger celle de son père, mais qui reflète ses propres goûts et choix. Installé à Paris à partir de 1940, il s’est passionné pour l’art de son temps, notam- ment les artistes de la Nouvelle École de Paris. Sa collection compte 67 œuvres (42 peintures, 15 dessins, 5 gravures et 5 sculptures), dont Paysage, Antibes, de Nicolas de Staël.

En 2015 enfin, Pierre-Maurice Mathey, petit-fils par alliance d’Olivier Senn, donnait 17 nouvelles œuvres de la collection de l’amateur havrais, complétant ainsi le fonds déjà entré au MuMa grâce à la générosité de sa cousine Hélène Senn-Foulds.

Site officiel du musée : www.muma-lehavre.fr

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Visuel : MUMA


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