La Biennale de la Photographie de Mulhouse interroge « L’autre et le même »

20 juin 2016 Par Yaël | 0 commentaires

Du 4 juin au 4 septembre, la ville de Mulhouse propose en ses différentes institutions culturelles une Biennale de la Photographie qui interroge le visage de l’autre. Un événement transfrontalier, qui regarde du côté de Fribourg et Bâle et qui est l’occasion estivale de découvrir de jeunes talents de la photo pour pouvoir suivre ces talents.

Note de la rédaction :

Alors que de l’autre côté de la frontière, PhotoBasel était l’un des temps forts de la foire de Bâle et que du côté de Fribourg, au CCFF, la biennale de la Photographie montre les œuvres de Rebecca Topakian, le cœur de l’interrogation photographique sur « L’autre est le même » a lieu dans le Musée des Beaux Arts de Mulhouse sous le commissariat de Anne Immelé. L’occasion de découvrir, au-dessus des collections permanentes dans le cadre cossu d’une maison aux grands vitrages et bien éclairée par des néons, 6 photographes qui montent qui montent et qui nous ont passionné. On voyage beaucoup à interroger l’autre : aux îles sandwichs par Emilie Saubestre, dans le jardin botanique de l’université d’Amsterdam avec Delphine Bedel, au Brésil avec Livia Melzi. On redécouvre aussi l’Alsace avec le travail de Pascal Amoyel qui est le fruit d’une résidence locale et permet de découvrir des portraits du quartier du Rebberg sous forme de jungle familière et contemporaine. A la suite d’une rencontre avec un palestinien sur un âne dans le désert, l’israélien Yaakov Israël a décidé de se plonger dans un périple messianique et a commencé la série « The quest for the man on the white donkey ». Nimbé de lumière, jamais orientaliste mais toujours habité par une sorte de message, le résultat oscille entre paysages luxuriants (même dans le déserts) et saynètes réalistes de la vie quotidienne en Israël/Palestine.

Enfin, en marge de cette biennale de la photographie et se terminant plus tôt (le 10 juillet), l’exposition des photographies de Alisa Resnik, One another interroge également le situation de soi et de l’autre à travers une galerie de portraits sublimes, nocturnes et caravagiens qui s’abandonnent à l’objectif de la photographe russe. Cela se passe dans la galerie de la Filature, avec un accrochage qui nous projette au cœur des photos de Resnik, c’est à dire un peu nulle part au monde. Très solitaires, souvent d’autant plus nus qu’ils sont habillés, ses personnages bouleversants semblent saisis dans une vérité qui rappellent la fameuse série de la Ballade de la dépendance sexuelle de Nan Goldin.

visuels : YH


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laissez un commentaire: