Kees Van Dongen : du génie à l’oeuvre.

17 mai 2018 Par
Agnes Polloni
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Le Musée de Montmartre témoigne son égard au talentueux peintre Kees Van Dongen dans une exposition consacrée aux oeuvres et dates charnières de l’artiste. Ce dernier rendit un hommage vibrant à la vie Montmartroise, aux paysages bucoliques Français ainsi qu’aux rencontres faites tout au long de de sa vie.

Le musée de Montmartre,abrite actuellement l’exposition du peintre Kees Van Dongen, artiste néerlandais émigré à Paris. Tout jeune âgé de dix-huit ans, le peintre originaire d’un faubourg de Rotterdam séjourne durant un an à Paris dans les années 1897. Il tombera amoureux de cette ville et partira s’y installer, emménageant  dans le quartier de  la butte Montmartre, qui l’inspira fortement à ses débuts.

Le Bal,1902

Le Bal,1902

Les premières peintures présentées au début de l’exposition sont assez ternes et sombres, les seuls objets de couleur se détachant des rues noirâtres, sont les montmartrois fêtards apprêtés de couleurs pastels pour aller danser.

Durant ces années, Kees Von Dongen, sa femme et leur petite fille Dolly font la rencontre d’un autre couple d’artistes expatriés d’origine néerlandaise, les Van Reese. Ces derniers passeront des vacances en Seine-en-Marne, près de Barbizon. Le couple d’amis s’épanouit alors dans des représentations de la vie paysanne.

 

Lieuses, 1905

Lieuses, 1905

Manège de cochons, vers 1905

Manège de cochons, vers 1905

Jeunes femmes enroulant des blés pendant la période des moussons dessinées au pastel, ou à contrario un cadre très lumineux proche des peintures de Van Gogh sont parmi les tableaux les plus lumineux de l’artiste peintre.

Ses débuts sont marqués par l’utilisation d’huile sur toile, encre de chine et  fusain caractérisant les contours de ses personnages. C’est avec Von Reese que Van Dongen s’éprend de la simplicité des pastels sur fond blanc. L’été passé à Barbizon, constituera un tournant majeur dans l’oeuvre de

Kees Van Dongen, peu de temps après il fit la connaissance de Picasso à Montmartre, qui lui permettra par la suite d’emménager dans l’atelier du Bateau Lavoir. Van Dongen célèbre ce quartier pittoresque dans lequel il vécut près de vingt-ans, où il se lia d’amitié avec le cubiste,  rival artistique et grand ami du quotidien. Les deux artistes s’intéresseront alors au monde du cirque et de ses jeunes danseurs et danseuses, représentés dans leur costume de scène. 

 

Mademoiselle Léda, 1906

Mademoiselle Léda, 1906

L’amitié qu’entretiennent Picasso-Van Dongen est à la fois le fruit d’une complicité artistique, bien que ces deux derniers n’appartiennent pas au même mouvement, mais aussi d’un échange de leurs épouses : Kees Von Dongen peindra Fernande Oliver à multiples reprises, tandis qu’Augusta Prettinger est photographiée derrière les Demoiselles D’Avignon, célèbre oeuvre du peintre cubiste. Revanchard , Kees Von Dongen réplique  par les Lutteuses de Tabarin, oeuvre qui tranche fortement avec les femmes de joies que l’artiste représente fréquemment dans ses sorties nocturnes à Montmartre.