Jérôme Merceron nous parle de l’exposition « La porte des rêves »

24 avril 2018 Par
Amelie Blaustein Niddam
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Jusqu’au 29 juillet, à Yerre, la propriété Caillebotte présente avec  La porte des rêves 163 pièces d’une collection privée d’œuvres symbolistes françaises. Sublime et onirique, elle a circulé dans 11 pays et n’avait pas été exposée en France depuis 2000. Jérôme Merceron, le commissaire de l’exposition « La porte des rêves » a répondu à nos questions.

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Pourquoi parler de rêve ?

Les symbolistes sont les artistes du rêve par excellence. Pour eux le rêve est un sujet, une source d’inspiration constante, sous toutes ses formes y compris le monde des cauchemars et les mystères de l’inconscient qu’ils sondent et exploitent bien avant les surréalistes.

Cette exposition au titre sublime provient d’une collection privée, pouvez-vous me raconter cela ?

Le titre de l’exposition est un emprunt à un recueil de contes de Marcel Schwob publié en 1899 et ‘imagé’ par Georges de Feure.
Les 183 œuvres exposées proviennent d’une collection privée française. Cet ensemble a été réuni avec ténacité sur un grand nombre d’années ; il est d’une grande cohérence tant par la représentativité des œuvres que par la qualité de celles-ci.
C’est un seul et même regard porté sur ce moment bien particulier et sur ces artistes. C’est ‘un regard symboliste’ évoqué par le sous titre.

Présentez-vous la collection complète ?

Il s’agit d’une sélection.
Une collection est toujours en mouvement, jamais monolithique. Elle évolue au fil du temps, des opportunités et des rencontres avec les œuvres.

Cette exposition évolue depuis 1999, pouvez-vous me raconter cette histoire rare ?

La collection a été exposée pour la première fois en 1999 en Belgique au musée d’Ixelles puis au Pavillon des Arts à Paris en 2000 sous le titre ‘Les Peintres de l’âme’. Ce fut le début d’une exposition itinérante de 10 années ; jusqu‘en 2008, la collection aura été exposée dans 11 pays et 17 musées.
Depuis la collection s’est enrichie. Nous avons eu l’opportunité de la présenter à nouveau, sous une autre forme et avec de nouvelles œuvres à la Propriété Caillebotte.

Il y a une multiplicité d’œuvres présentées, de formes et de sources différentes. Selon vous, qu’est-ce qui fait le lien parmi ce large corpus ?

Le lien principal est la personne qui a réuni cet ensemble.
Une collection sur un même thème ou sur une même période sera toujours différente d’un collectionneur à un autre.

Comment va s’articuler le parcours de l’exposition ?

Le parcours de l’exposition est thématique ; cela permet de regrouper les œuvres par affinités, d’être pédagogique tout en conservant le plaisir de la visite.
La première salle est consacrée au monde des contes et des légendes qui projette de manière immédiate et appréhendable le visiteur dans un monde de rêve. Viennent ensuite les mythes anciens revisités et les égéries symbolistes. Trois salles sont ensuite consacrées aux paysages symbolistes et mystiques. Et la face sombre du symbolisme clos le parcours de la Ferme Ornée. L’exposition s’achève dans l’Orangerie du parc consacrée à la quête de l’idéal, thème majeur du symbolisme.

Avez-vous imaginé un parcours pour les enfants ?

Oui absolument. Ce parcours est orienté par un livret-jeux de visite.
Le public jeune doit être stimulé et il y a matière avec les symbolistes. Le monde du rêve et des cauchemars leur est accessible et il est important de leur donner le goût de la beauté.

Vous pouvez gagner des entrées pour voir cette exposition ici.
Jusqu’au 29 juillet 2018
À la Ferme Ornée – Propriété Caillebotte

Visuel : Affiche « La portes des rêves, un regard symboliste »

(Article partenaire)