Hors Pistes: le Centre Pompidou va sur le terrain

22 avril 2016 Par Araso | 0 commentaires

Occupy Wall Street à New York, les Indignés à Madrid, la place Syntagma à Athènes… Autant de soulèvements qui ont marqué ce début de XXIème siècle. En 2016, « Hors Pistes » au Centre Pompidou va sur le terrain, avec des oeuvres réalisées par les artistes au coeur et autour de ces manifestations. En dehors de l’exposition « L’Art de la Révolte » en Galerie 4, les visiteurs pourront se prêter au jeu de la bibliothèque participative au Forum -1 et prendre part aux multiples rendez-vous programmés jusqu’au 8 mai. Un parcours à faire plutôt deux fois qu’une. 

Note de la rédaction :

Révolte, contestation, manifestation, révolution(s): autant de termes appartenant au champ lexical d’un « Hors Pistes » édition 2016 avec l’exposition « L’Art de la Révolte » en galerie 4. Des représentations protéiformes selon les lieux, les formats, les langues; un même cri. Comme la main invisible d’Adam Smith, les artistes participant ont agrégé les dénominateurs commun de l’opprobre du monde.

Ensemble: ensemble comme dans l’oeuvre du même nom de l’artiste australienne Mel O’Callaghan. Une clairière, l’état de nature, la violence humaine matérialisée par un groupement de pompiers au bout d’une lance qui crache des rivières de liquide glacé sur un homme en jean et t-shirt. Sa seule revendication c’est de vouloir avancer. Et il le fait, malgré l’agression, la tête baissée, en opposition silencieuse. Il finit par se relever, victorieux. Ensemble, comme l’empathie collective pour la liberté individuelle qui résonne fort en 2016 en France et dans d’autres pays.

Ensemble encore, et décloisonnés: décloisonnement des genres, des territoires, des cultures. le mexicain Pedro Reyes a créé avec des marionnettistes japonais le projet « Baby Marx« , une série de performances filmées et de videos qui mettent en situation Marx face à Adam Smith en marionnettes. Marx et « Smithy » à Occupy Wall Street, expliquant le capitalisme aux enfants ou encore redéfinissant la notion de propriété. Absolument jubilatoire. Décloisonné encore, comme le travail de Philippe Parreno sur la fabrication des images, qui mélange les disciplines et les inspirations pour mettre en question le statut de l’oeuvre d’art et la définition d’une exposition dans le cadre de protestations collectives.

Expérimentation et créativité, enfin. L’exposition s’ouvre sur un collectif d’affiches qui amènent le public à une réflexion sur les termes : « disruptions or revolutions? » « Quiconque décide de ce qui est dangereux fait probablement trop de propositions. Quelle est la dernière proposition que vous ayez faite? » « Are we clear on our positions?« . La visite se poursuit dans « L’Académie de Résistance Tactique », l’installation participative du canadien Justin A. Langlois, cofondateur du Broken City Lab et de la School for Eventual Vacancy. Son pari et la pédagogie comme outil de rassemblement, d’apprentissage et de création. En tant que telle, son installation participative invite le public à entrer dans l’oeuvre, prendre connaissance des modes d’emploi et s’asseoir à la table de réunion pour brainstormer (les samedis, dimanches et mercredis).

La soirée d’ouverture de Hors Piste du 22 Avril a lieu dans la bibliothèque participative au forum -1 accessible le temps de l’exposition dans une démarche d’action citoyenne: on arrive avec un livre, on repart avec un livre. A 19h, le 22, l’anthropologue Gabriela Coleman fait part lors de la conférence inaugurale de son travail d’immersion avec les Anonymous.

Visuels © Araso

 


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