[Expo] Le Salon du Dessin au Palais Brogniart

1 avril 2016 Par Amel Bouziani | 0 commentaires

L’édition 2016 du Salon du Dessin fête son 25ème anniversaire ! Toute la Culture est allé sur les lieux pour y découvrir la sélection de dessins proposée par plusieurs grandes galeries, au Palais Brogniart, à Paris. 

Amateurs de dessin et collectionneurs, vous voilà servis ! Vieux d’un quart de siècle maintenant, jouissant d’une renommée internationale, le salon du dessin réunit, au Palais Brogniart, les galeries les plus prestigieuses. On nous propose aussi bien des dessins anciens que des œuvres modernes et contemporaines. Pour la 25ème édition, l’invité d’honneur est le prestigieux Musée des Beaux-Arts Pouchkine, un des plus grands musées Russes !

Un salon qui s’est bien stabilisé

Plus d’une trentaine d’exposants nous présentent leur sélection de magnifiques dessins, depuis le XVIème siècle jusqu’à nos jours. 1000 oeuvres s’y trouvent ! Certaines galeries  choisissent de présenter leur coup de cœur ou exposent par thème comme la galerie Hélène Bailly organise ses oeuvres en fonction de différents courants avec le cubisme d’un côté, l’impressionnisme d’un autre. Le salon parvient toujours à attirer visiteurs curieux ou acheteurs potentiels ! L’an passé, 13 000 visiteurs ont investi les lieux. La fréquentation est plutôt stable et le salon se renouvelle sans cesse en parvenant à inviter de nouvelles galeries. Une des plus riches collections de dessins du monde entier y  est exposée : de Rembrandt à l’intrigant Basquiat, en passant par Klimt, Watteau, Matisse, Auerbach, Picasso… Difficile de choisir son coup de cœur !

Le dessin aussi beau qu’un tableau

Le dessin est un style vraiment vivant. Différentes techniques sont utilisées, parfois mélangées : crayon, fusain, sanguine, aquarelle, encre de chine, huile, gouache, feutre, graphite et même collage ! Le grand point commun de toutes les oeuvres présentes : le papier (ou le carton). Très souvent ce sont des figures humaines, des visages qu’on retrouve exposés. Mais pas que ! Paysages, architecture, art abstrait, gribouillis, nature morte ornent le Palais Brogniart. Plus que le dessin en lui même, le cadre a toute son importance. Parfois, de la dorure décore le dessin !

Certes, souvent les dessins ont des allures de brouillon, d’esquisses non finies, avec parfois juste quelques coups de crayon. Des études sont proposées : ce sont en quelque sorte des exercices, de la mise en pratique afin de mieux dessiner par exemple des visages, le positionnement de la tête ou mieux encore, nous fournir des informations sur la faune et la flore, avec des illustrations très détaillées et en couleurs (souvent de l’aquarelle et de l’encre). Mais il y a tout de même de grands chefs d’œuvres, travaillés très en détail comme l’impressionnant diptyque de Sechenet (Galerie Jacques Elbaz, qui est vendu au passage!). Il a dessiné au fusain sur papier (160cm x 240cm) une partie de la ville de New York dont il aura mis trois ans à le réaliser. La lumière est la force de l’artiste, elle met en relief le paysage urbain.

Il est intéressant de retrouver des personnes dont le dessin n’était pas leur première vocation : des oeuvres de Victor Hugo, Paul Eluard ou bien Andy Wahrol nous sont partagées. De plus, le Salon nous présentent les grands lauréats de différents prix. Le 9ème Prix de dessin contemporain de la Fondation David et Florence Guerlain. Un gros coup de cœur pour les réalisations de Jana Gunstheimer dont tous ses travaux sont réalisés en noir et blanc avec la technique du graphite, ou crayon. Autre prix présent : le prix du petit Léonard 2016 met à l’honneur le talent d’enfants. Le thème : Paradis et Anges (du moins de ce qu’on peut comprendre d’après les dessins). On salue le 1er prix : celui de Noémie le Roc’h Morgène, agée tout juste de 14 ans !

L’invité d’honneur : le Musée d’Etat de Beaux-Arts Pouchkine

L’un des plus grands musées de Russie nous fait l’honneur de partager ses plus beaux dessins. Le musée des Beaux-Arts Pouchkine possède l’une des plus grandes collections de gravures, dessins, livres et affiches de Russie – soit plus de 380 000 œuvres russes et étrangères du XVe au XXIe siècles.

La présentation s’est faite de façon chronologique et par école nationale. Les organisateurs de l’exposition consacrée au musée moscovite ont sélectionné des œuvres de différentes écoles. L’école italienne est représentée par Parmigianino, Bernini et de Chirico ; la France par Pater et Greuze ; l’école hollandaise par Eckhout ; et l’allemande par Baldung, von Menzel et Pechstein. Les visiteurs peuvent par la même occasion contempler le dessin à la Russe. Même si on retrouve des dessins datant du XVIIIème, l’accent a surtout été mis sur le premier tiers du XXeme siècle car l’art du dessin s’est développé en Russie à cette époque.  Il était fort intéressant de retrouver Malevitch, Chagall, Kandinsky, Kontchalovski, Kouprine, Koustodiev mais également l’une des premières artistes russes dont son oeuvre fut reconnue : Zinaïda Serebriakova.

L’édition 2016 du Salon montre une fois de plus une riche collection d’oeuvres, très diverses, tant par les époques que par les nationalités. Collectionneurs, amateurs et institutions sont toujours au rendez-vous, et ce depuis presque 25 ans, afin de reconnaître l’excellence des feuilles de papier exposées, un medium qui ne doit pas être méprisé mais admiré comme tout tableau au Louvre.

Visuel © affiche officielle du Salon du Dessin 2016


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