Cinéma du réel : Lyle Ashton Harris de la petite histoire à la grande

11 mars 2018 Par
Yaël Hirsch
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Au sous-sol du Centre Pompidou, dans le cadre des 40 ans du Festival Cinéma du Réel (qui aura lieu du 23 mars au 1ier avril) et pour la première fois en Europe, l’on peut découvrir le travail de l’artiste new-yorkais Lyle Ashton Harris. Entrée libre.05178f7b-2c10-477d-bb27-01714b59dd13f1e33754-926a-4802-8361-b7c628a80dfe

Nichée face à l’escalier au niveau -1 du Centre Pompidou, l’installation Once (Now) Again à été adaptée pour le lieu par Lyle Ashton Harris. Présent dans les collections du Whitney ou du Guggenheim, l’artiste est peu connu en Europe. Pourtant son travail sur l’identité et l’ethnicite est important, notamment parce qu’à travers ses photographies, des performances et des installations, il interroge l’histoire de sa famille -du Ghana au Bronx, de l’opération de sa cousine à une galerie de portraits de coiffeurs de son quartier. Tout cela en réussissant à dire plein de choses sans jamais saisir de face l’image usuelle d’un visage. Tout est donc suggéré, tout se devine chez Ashton Harris, par le biais très social du corps, du vêtement et par l’angle de prise de vue. Tirés de son ektachrome archive les photos présentée au Centre Pompidou de répartissent sur trois écrans où apparaît l’intime, le graphisme et aussi des portraits de personnes publiques de renom comme Nan Goldin, William Opie ou Marlon Riggs. Un ensemble de photos percutantes et qui offrent une introduction importante à l’univers de Lyle Ashton Harris.
Visuel : Yaël Hirsch