Art contemporain : 61e Salon de Montrouge

4 mai 2016 Par Kevin Depessemier | 0 commentaires

Le Salon de Montrouge est l’un des meilleurs tremplins pour la jeune création française depuis 1955, date de son inauguration. Le salon a par ailleurs révélé des artistes aujourd’hui reconnu, comme Felice Varini, Julien Salaud, Théo Mercier ou même Hervé Di Rosa.

Pour la soixante-et unième édition du Salon de Montrouge, le salon se renouvelle avec l’arrivée d’Ami Barak, a qui l’on doit deux éditions de la Nuit Blanche à Paris et une multitudes d’expositions en France et à l’étranger, au sein de l’équipe en tant que directeur artistique. Une nouvelle scénographie est donc offerte pour le Salon, une scénographie qui pousse le visiteur à explorer et se perdre au milieu des œuvres qui parfois ne semble pas cohérente dans son ensemble mais prenante individuellement. L’immersion est en effet le résultat de cette scénographie que l’on doit à Ramy Fischler et Vincent Le Bourdon on se perd dans un labyrinthe fait de blanc et d’œuvres où les murs sont parfois orné d’une phrase ou d’une couleur, que l’on peut considérer comme une frontière entre les thématiques, mais à ne pas considérer comme une frontière entre les œuvres qui représentent au final, une entité à elle même.

60 artistes, des idées fraîches ou un déjà vu, des inspirations diverses et une façon de réutiliser l’objet ou l’espace pour offrir une oeuvre en résonance avec la société d’aujourd’hui, les questions générationnelles, architecturale ou environnementale. Alliant parfois l’abrupte du récit de chaque oeuvre à la finesse et au détail ou bien en maniant l’outil pour provoquer une idée voir un ressenti, les œuvres se retrouvent dans une dimension éclectique. En flânant d’une oeuvre à l’autre, on se retrouve dans un univers industriel (vitre de banque brisée, terre cuite, parpaing…) à une ambiance ramenant au rêve et à l’enfance.

Chacun des artistes apportent donc une pierre à l’édifice de cette exposition collective, offrant chacun de leur univers alliant différentes inspirations, des univers où l’on se penche pour apprécier le détail et on l’on admire la technique, comme les œuvres du nippon Keita Mori et ses plans architecturaux tissés aux fils de soie et de coton in situ pour un résultat défiant la science-fiction au minimalisme. Un minimalisme que l’on retrouve aussi dans les œuvres de Marie B. Schneider et son travail d’impression sur la perspective. On se retourne aussi parfois vers des créations plus austères, qu’elle soit dans sa forme ou son fond : l’univers sexualisé de Mario D’souza ou l’encre inquiétante de Yannick Bernède.

Lors du vernissage de l’exposition, les quatre lauréats ont été annoncés par le président du Jury de cette édition,  Alfred Pacquement :

Anne le Troter obtient le Grand prix du 61e salon de Montrouge et du Palais de Tokyo, ce dernier qui l’accueillera en Février 2017 pour un projet en commun.

Anne-Charlotte Finel obtient le Prix du Conseil Départemental des Hauts-de-Seine et recevra le soutien du conseil et trouvera résidence à l’école municipale des Beaux Arts et une place dans la galerie Edouard Manet.

Clarissa Baumann obtient deux prix, celui des Beaux-Arts de Paris et celui de l’ADAGP. Elle recevra une dotation et un soutien à la production, en plus d’un portrait vidéo sur le site d’Arte creative.

Julien Fargetton obtient quand à lui, le prix Kristal. Un prix décerné par le Conseil municipal des enfants et une exposition de ses travaux aura lieu à la Galerie Artyfamily.

61e Salon de Montrouge __ Entrée libre
31 Mai 2016, du lundi au dimanche de 12H à 19H
Le Beffroi de Montrouge, 2 place Emile Cresp, 92120 Montrouge
Metro 4 : Mairie de Montrouge

Visuel 2 : « As Naus Le retour des caravelles », Fargetton Julien
Visuel 3 : « Trou (recherche) », Anne-Charlotte Finel
Visuel 4 : « Les mitoyennes », Anne Le Troter


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