R/evolution, les D’Days offrent de la modernité au classicisme

31 mai 2016 Par Amelie Blaustein Niddam | 0 commentaires

C’est parti, les ex D’DAys sont devenus Le Festival du Design et s’emparent de la capitale et du Grand Paris pour des parcours dantesques allant de la Gare d’Austerlitz à Pantin en passant par le Palais Royal. L’un des centres névralgiques de cette édition est le Musée des Arts Décoratifs où un imposant focus Taiwan impressionne. Récit au cœur de nos coups de cœur !

Note de la rédaction :

Tout commence dans la pénombre. Mais si l »on s’approche de ces drôles de fleurs métalliques,et si on s’en approche à plusieurs elles éclairent de plus en plus. Ici, il est lourdement conseillé de toucher aux objets. Le génial Daan Roosegaarde  dont l’installation à la Gare Rosa Park nous avait envahis et séduits lors de la dernière Nuit Blanche offre donc ce Lotus Model romantique. A l’étage, il nous fait entrer dans une forêt, Dune, dont les tiges s’allument si elles sont effleurées. Le design sexy, une réalité.

A la vitesse de la lumière on effectue un voyage dans le temps pour entrer dans les arts traditionnels taïwanais. Le pays est l’invité du festival. On est surpris par le massif autel coloré de XU-Pei ZHANG. Sa Joss House est une maison d’offrandes ou quelque chose de la sorte. Elle est réalisée totalement en papier. Le matériau est roi ici, et le sera dans les salles suivantes où le bestiaire de Hsin-Fu Hung scotche. Ours monumental ou drôles de scarabées sont ici ciselés. Impressionnant magnifiquement sténographié comme dans un défilé de mode.

La tradition c’est aussi une question d’origine et de filiation et cela les jeunes étudiants de la Haute Ecole des Arts du Rhin l‘ont bien compris. Leur salle pourrait sortir de Charlie et la chocolaterie mais ici on fabrique du café ou du son. A l’ancienne à la façon des inventeurs fous du XIXe siècle, leur Jam Mécanique boude la fée électricité et c’est drôle à souhait.  D’autres étudiants, ceux de l‘Ecole Supérieure d’Art et de Design de Reims, sous la direction de l’éditeur Bernard Chauveau. On fond pour pour la Tribune Media Cavea de Théo Leclercq à la fois banc, scène, podium, on a envie de caler du public sur son oeuvre tout en rondeurs. Beau travail aussi pour le Miroir Amarrage de Lukas Saint-Joigny qui bouge avec élégance.

On adore aussi voir les vidéos de Ramy Fischler se niché tout prés des lits à baldaquin du musée. Egalement  Sylvie Chevalier  »révèle sa nouvelle plateforme – Oriented – de valorisation de l’artisanat japonais autour de trois créateurs qui subliment la matière ».

Le Festival continue jusqu’au 5 juin avec notamment un focus sur le design sonore le 4 juin. Chassol donnera pour cette occasion un concert à La Gaité Lyrique.

Visuels  : ©Daan Roosegaarde  et ©ABN


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