Annie Leibovitz à la Maison européenne de la Photographie

15 juillet 2008 Par marie | 5 commentaires

Jusqu’au 14 septembre, la MEP consacre une exposition à la photographe américaine Annie Leibovizt. Un panel de près de 200 tirages dans lesquels les photos de studios côtoient les clichés intimistes. A photographer’s life, en somme.

Pour Rolling Stones ou Vanity Fair, Annie Leibovitz a photographié les plus grands : Cindy Crawford accompagnée son serpent, Demi Moore avec, sur son ventre de femme enceinte, les mains de Bruce Willis, Scarlett Johanson tout en bijoux, Louise Bourgeois et sa main travaillée par la vie ou Lance Amstrong cyclonudiste…

La liste est encore longue, et à ces figures posées se mêlent les visages des intimes : la grande amie, Susan Sontag, les parents et les enfants… La photographe qui trouvait les clichés pris en studios « faux » et « artificiels », s’attache alors à prendre les corps tels qu’ils se présentent : malades, troués de cellulite, affaiblis par la maladie, voire décédés.

Et pourtant, qu’ils soient sportifs olympiques ou nageurs jetés du pont de Sarajevo, les plongeurs ont tous le même élancement  ; les femmes enceintes, -Demi Moore, Mélanie Trump sur l’aéroport de Palm Beach ou la photographe elle-même-, ont les mêmes seins gonflés par la maternité ; les Brad Pitt, les Mick Jagger, les Johny Depp écrasant les Kate Moss dénudées ou les parents Leibovitz, tous passent par le lit en des poses anlanguies. 

A la différence que, dans le premier cas, les stars sont figées, comme ancrées dans l’éternité, tandis que pour les intimes, la photographe saisit le passage du temps… Seconde après seconde en immortalisant un détournement de tête, une fermeture des yeux ; jour après jour en suivant Susan atteinte du cancer ; année après année avec le portrait de la mère septuagénaire, posant « sans sourire » pour que cela sonne juste (« une bonne photo », estime la photographe, la mère n’est pas de cet avis).

Sans cesse, la fille, la femme comme la reporter flashent ce qui est pour rappeler ce qui a été. « Une bicyclette d’adolescent tué par un tir de mortier » à Sarajevo ; « Des traces de massacre d’écoliers et de villageois tutsis sur un mur de salle de bain » au Rwanda ; les brouillons du livre Volcano Lover de Susan Sontag… La boite à souvenir d’Annie Leibovitz sera son ouvrage, A photographer’s life. « Je n’ai pas deux vies distinctes. J’ai une vie et les photos personnelles en font partie au même titre que les oeuvres de commandes ».

« Annie Leibovitz, A phtographer’s Life, 1990-2005″, Maison européenne de la photographie, jusqu’au 14 septembre, 5/7 rue de Fourcy, Paris 4e, Métro Saint Paul, 01 44 78 75 00, Métro Pont Marie ou Saint Paul, merc-dim 11h-19h45, fermé jours feriés, TP : 6 euros TR : 3 euros. Gratuit le mercredi à partir de 17h.


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COMMENTAIRES:

  1. topolino

    Beau texte qui donne envie d aller flaner à cette expo… je vais reserver mon prochain week end pour y aller!

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