Sida : comment se faire dépister ?

1 décembre 2016 Par Amelie Blaustein Niddam | 0 commentaires

Nous ne sommes plus en 1985, certes. Le SIDA tend à devenir une maladie chronique. Cette information, si elle est vraie a des conséquences lourdes. On le sait, chaque année la France compte  environ 6 000 nouveaux cas.  Le nombre de séropositifs qui l’ignorent est estimé à 3000. Le SIDA, il faut le répéter n’est pas encore une maladie appartenant au passé. Aujourd’hui, Il n’y a qu’une seule façon de ne pas attraper le sida : le port du préservatif, mais, le dépistage est considéré comme un mode de prévention à part entière. Alors, où ? quand ? comment ?

Quand ?

Depuis la découverte du virus en 1981, les choses n’ont pas changées. Il y a trois façons d’attraper le sida :  la voie sexuelle lors de rapports vaginaux, buccaux ou anaux non protégés, la voie sanguine, lorsqu’il y a échange de sang, par exemple lors de partage de seringue. Le troisième cas est la transmission de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement.

Comment se faire dépister ?

Depuis le 15 septembre  2015 là, pour le coup, une petite révolution a eu lieu. Jean-Luc Romero nous le confiait alors : « Clairement, nous sommes dans un temps très innovant en matière de prévention avec l’avènement d’une prévention dit combinée qui mêle toutes les techniques de prévention avec notamment le dernière venue : la prophylaxie pré-exposition (PrEP) »

Désormais les pharmacies vendent des auto-test VIH. Il est également possible de se les procurer en ligne  ici, ils coûtent entre 20 et 30 €.  Ces tests peuvent se faire uniquement si le risque a été pris il y a au minimum trois mois. Du côtés des prises de sang le temps d’attente est de six semaines après la prise de risque. Ces prises de sang peuvent, et cela est nouveau, se faire aussi dans les locaux des associations dédiées. Les prises de sang sont gratuites ou remboursées par la Sécurité sociale.

Mais, pour un risque immédiat, si le partenaire est séropositif, la seule chose à faire est de se rendre à l’hôpital  dans les heures (48 heures maximum)  qui suivent pour commencer un traitement d’urgence à spectre large (trithérapie).

Où se faire dépister ?

Les associations peuvent désormais réaliser des tests. Certaines, comme le Checkpoint du Kiosque sont uniquement destinées au gays, lesbiennes et personnes trans. Cette communauté reste la plus ciblée par la maladie. Pour le Kiosque « Il peut être difficile pour les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bi-es et trans) de demander une aide psychologique et de parler librement aux professionnels de santé, d’obtenir des informations et conseils appropriés. Au Checkpoint  vous pourrez bénéficier d’une écoute et d’un soutien adéquats, quelle que soit votre demande »

Cette carte montre les centres de dépistage AIDES. Sur ordonnance, il est toujours possible de faire un test, remboursé, en laboratoire d’analyses dont les résultats sont donnés dans les 24 à 48 heures.

Quelles perspectives ?

Cette semaine Anne Hidalgo « a reçu cette semaine une vingtaine de représentants de la lutte contre le VIH afin d’échanger sur le déploiement de la stratégie « Vers Paris sans sida » et de leur présenter les premières mesures mises en œuvre » nous informe le service de presse de la ville de Paris.

« La lutte contre le VIH connaît une révolution : avec les moyens à notre disposition, nous pouvons inverser la courbe des contaminations », affirme Bernard Jomier, adjoint à la Maire de Paris en charge de la santé, du handicap et des relations avec l’AP-HP.

L’idée est d’augmenter les dépistages, notamment à l’attentions des migrants qui arrivent à Paris. « Avec un budget prévisionnel d’1 M€ pour 2017, dont 10% abondés par une subvention de la Ville de Paris, l’association « Vers Paris sans sida » va financer dans les prochaines semaines :
Le doublement de la capacité de dépistage communautaire des associations intervenant auprès des migrants dans les quartiers prioritaires : financement forfaitaire de 5000 dépistages par TROD en complément des dotations de l’Assurance maladie ;
La création de 11 consultations hebdomadaires dédiées à la PrEP (prophylaxie pré-exposition) dans les centres de dépistage parisiens (CeGIDD), soit une capacité de 1000 patients supplémentaires sous PrEP. »

Visuel : ©Sidaction


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