L’écrivain argentin Ricardo Piglia est décédé

11 janvier 2017 Par
Léa Sanchez
| 0 commentaires

L’écrivain argentin Ricardo Piglia s’est éteint le 6 janvier. Âgé de soixante-quinze ans, il est décédé des suites d’une maladie. Il avait remporté le prix Romulo Gallegos en 2011.

Une « machine à raconter les histoires », un « créateur de mots »… La presse argentine a rendu hommage à la mort d’un des écrivains contemporains les plus connus du pays : Ricardo Piglia. Décédé le 6 janvier à l’âge de 75 ans, l’auteur souffrait d’une maladie dégénérative.

Pour le dramaturge et directeur de théâtre Mariano Tenconi, « savoir lire, c’est modifier la réalité », et Ricardo Piglia, c’est « l’écrivain qui nous a tous enseigné à lire ». Car Ricardo Piglia, avant de devenir auteur de renom, était avant tout un passionné de littérature. Avant de publier Jaulario, son premier recueil de contes, en 1967, le futur écrivain travaille pour plusieurs maisons d’édition.

C’est en 1980 qu’il publie sa première oeuvre majeure. Avec son roman Respiration articifielle, sorti durant la dictature militaire, ce natif de la banlieue sud de Buenos Aires obtiendra en effet une reconnaissance nationale et même, par la suite, internationale. L’auteur publie par la suite de plusieurs ouvrages comme Argent brûlé ou Cible nocturne.

Essayiste et critique, il écrit et donne des conférences sur des auteurs comme Jorge Luis Borges et Macedonio Fernández en parallèle de ses fictions. Il recevra de nombreuses récompenses pour son oeuvre, traduite en une quinzaine de langues. En 2011, il reçoit notamment l’un des plus prestigieux des prix littéraires d’Amérique Latine, le prix Romulo Gallegos.