« Responsable du bonheur », un nouveau métier dans les entreprises

22 février 2018 Par
Lili Nyssen
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Importé de la Silicon Valley, le métier dit de « responsable du bonheur », ou Chief Happiness Officer, s’implante depuis quelques temps dans quelques entreprises françaises. L’objectif est d’éviter le burn out et le turnover. 

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Le burn out, syndrome d’épuisement professionnel, est devenu la hantise des employés et des chefs d’entreprise. Il se traduit notamment par une profonde fatigue, un désengagement au travail, et une tendance à se sous-estimer, à se placer dans l’échec. Non reconnu encore comme une maladie psychologique par la science, il est nettement identifié par le monde du travail, sur lequel il pèse par la baisse de productivité des salariés. La perte de sens de la mission des salariés (brown-out) au sein des entreprises est de plus en plus fréquente. Les salariés sujets au burn out sont généralement sous la pression d’un surcharge de travail chronique, un stress quotidien, desquels résulte l’épuisement.

Pour tenter de remédier à ce problème qui, de manière pragmatique, fait perdre de l’argent aux entreprises, certaines d’entre elles ont choisi d’investir dans ces nouveaux postes, importés de la Silicon Valley : responsable du bonheur. Ces nouveaux travailleurs ont pour tâche de mettre en place au sein des entreprises les conditions pour évacuer le stress quotidien, de tisser des liens entre les employés, de proposer aux salariés des activités « de détente » telles que le yoga, massages, salles de jeux, ainsi que d’organiser des événements entre collègues qui permettent de sortir du quotidien du travail : vacances, apéritifs, sorties…

Ils ont aussi pour mission de rappeler aux salariés le but de leur mission, au moment où la surcharge et le stress ont tendance à le leur faire oublier. Ces postes, qui d’établissent dans certaines entreprises françaises (tout en se comptant toujours au compte goutte), sont décrits par les entreprises comme un véritable investissement. Un salarié « heureux » est un salarié plus efficace. Ainsi, une jeune société de conseil en stratégie digitale à Nantes qui a fait le choix d’engager un de ces « responsables du bonheur » a bénéficié au bout d’un an d’une croissance de 30% (chiffre cité par Europe 1).

Les Chief Happiness Officier (CHO), ont donc pour mission de réparer ou de prévenir les dégâts causés par le monde de l’entreprise, et d’éviter l’implosion que leur système même risque de provoquer. Apaiser les souffrances des salariés et surtout, augmenter la rentabilité.

Visuel : Image gratuite Pixabay