Rentrée enthousiasmante à la Gaité Lyrique !

2 octobre 2017 Par
Guillaume Laguinier
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Fini la toute puissance des co-workers, le monopole des geeks,  et l’identité méconnaissable du lieu. La Gaité Lyrique fait peau neuve pour cette année et revient avec une nouvelle disposition et un concept qui, s’il ne change pas dans les grandes lignes, voit son organisation remodelée. Et devrait parler à un public plus diversifié.

gaietelyrique

La  Gaité lyrique a résonné, jeudi 28 septembre, aux rythmes de jolies promesses. Celles d’une poursuite parée de renouveau, celle d’une marche en avant vers les nouvelles technologies, toujours au service de l’art et de la culture. Avec son espace soigné, ses canapés mous qui servent de salle de conférence, ses travaux expérimentaux à chaque recoin, l’endroit pourrait faire croire aux pires des béotiens qu’il est « dans le coup ». Le champagne a, bien sûr, coulé à flot et les invités, journalistes et amis du lieu, se sont remplis la panse avec les mets proposés par le 3 bis, le nouveau restaurateur qui s’installe 3 bis rue papin.

Au deuxième étage, terrain de jeu d’un DJ assurant l’ambiance par ses trouvailles lounge et des classiques plus attendus du genre, s’est rassemblé au fil des minutes ce petit monde, déambulant d’écriteaux en écrans numériques sur lesquels différentes informations de programmation étaient renseignées. Les ingrédients d’une agréable soirée de rentrée réunis; mieux que ça, sublimés. Tous, nous n’attendions qu’une chose: savoir si la prise de parole de Marc Dondey, directeur artistique allait confirmer ou non la jolie présentation générale. Les plus suspicieux n’oublient effectivement jamais qu’un masque charmant cache parfois un visage abject.

Soyez rassurés ! Cette année, encore, les directions prisent respirent l’intelligence. 19h30 pétantes, les portes de la nouvelle salle de la Gaieté s’ouvrent. Entièrement rénovée, cette dernière est désormais équipée, à la pointe de la technologie, d’écrans de projection à 360 degrés. Il faut bien reconnaître que ça en jette. Un par un, et comme sortis de nul part à chaque fois, les intervenants prennent la parole. A droite, une représentante d’Arte Concert l’assure: la nouvelle édition de l’événement comblera les plus exigeants des spectateurs, grâce à un alliage savant de musique triée sur le volet et de visuels lumineux. A gauche, une consœur des Inrocks présente, elle aussi, son partenariat avec la Gaieté Lyrique et annonce les premières réjouissances d’un Festival des Inrocks qui trouve à chaque édition son public. Les cinéphiles qui développent souvent un goût de l’expérimental ont salivé face aux extraits des films sélectionnés par le Jury du festival FAME: entre une adaptation de et avec Michel Houellebecq, accompagné à l’écran par son plus fidèle fan britannique Iggy Pop et un long-métrage sur la musique techno visiblement monté à coup de marteau au rythme des kicks surpuissants de la bande son, la présentation de l’édition 2017 est alléchante. De tout temps, l’ADN de la Gaieté Lyrique est intrinsèquement teinté des nouvelles technologies: le festival I Love Trans-media et la Biennales des arts numériques s’inscrivent dans cette tradition.

De nombreux concerts sont aussi prévus: on notera, par exemple, les apparitions du rappeur Lomepal et les sons folk  de Sun Kil Moon.

Que les coworkers se rassurent: ils sont toujours les bienvenues à la Gaieté Lyrique; la médiathèque se spécialise et revoit simplement son espace. Le premier étage accueillera désormais divers atelier. Ainsi, la Gaieté devrait continuer, cette saison, à être un espace d’interaction pluridisciplinaire dans son temps. Rien que l’aspect formation du programme 2017/2018 le prouve: des musiciens nouvelle génération croiseront de futurs as du mapping vidéo en se rendant à leurs cours de MAO (Musique assisté par ordinateur). L’institution s’est équipée de casque VR et propose des plateformes de jeux vidéos rétros et d’initiation aux virtuel auprès des femmes du troisième âge, illustrant encore une velléité affirmée d’ouverture à tous les publics. Les plus petits ne sont pas en reste avec, encore et toujours, un nouveau parcours d’apprentissage du capitaine futur qui commence une aventure nouvelle. A l’image de la Gaieté Lyrique.

 Visuel : ©DR