Le festival d’automne en quête de direction

21 septembre 2010 Par
Amelie Blaustein Niddam
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Depuis la mi septembre, le plus gros festival de la saison a commencé. Le festival d’automne promène sa programmation pointue et contemporaine dans les plus belles salles publiques parisiennes. Aujourd’hui, le festival reste en deuil d’Alain Crombecque disparu quelques heures avant l’édition précédente. L’homme d’Avignon et de Nanterre ne se fait pas remplacer facilement. Aujourd’hui, les noms commencent à circuler pour ce festival sans tête.

Créé par Michel Guy en 1972, afin de proposer des créations et des démarches novatrices ou expérimentales, le festival  subit des lourdes critiques. Le journal le Monde a eu accès au  rapport de l’inspection générale de décembre 2009 concernant le festival. « Les rapporteurs n’écartent pas la poursuite à l’identique du festival. Mais deux autres scénarios ont clairement leur faveur : « un désengagement après l’édition 2010 » ou « une reconfiguration qui pourrait explorer la voie d’un adossement à une institution permanente ». Et le rapport de citer le Centre Pompidou et le 104, deux des multiples partenaires de la manifestation. »

Cette option semble peu probable, le festival étant intégré aux programmations les plus actuelles des scènes parisiennes comme l’Odeon ou le Théâtre de la Ville. La Mairie de Paris est un partenaire serieux du festival , engagant 700 000 euros de subvention annuelle.

Paris et le ministère de la culture cherchent  déséspérément  une succèssion  à  Alain Crombecque alors que Joséphine Markovits. assure l’intérim. Dans Le Monde daté du 21 septembre, Nathaniel Herzberg avance  les noms de « l’ancien directeur de la musique, de la danse, du théâtre et du spectacle du ministère de la culture, Jean de Saint-Guilhem, qui  » n’a pas convaincu ». Le patron d’Arte, Jérôme Clément, l’ancien directeur de l’Opéra de Paris, Gerard Mortier, ou encore l’ex-directrice de France Culture, Laure Adler, ont été envisagés. Ils ont décliné ou été écartés. » La rumeur avance  le nom  de Guy Walter, directeur de la Villa Gilet et des Subsistances à Lyon, deux lieux résolument tournés vers la création contemporaine. Réponse le 30 septembre.

© Franck Beloncle (image Brochen)