Mort de Michael Bond, créateur de l’ours Paddington

29 juin 2017 Par
Donia Ismail
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À l’origine de l’ours Paddington, que l’on pourrait comparer à notre Babar national, Michael Bond est décédé mardi dernier attristant des générations bercées par les histoires de cet ours maladroit.

paddington-1771898_960_720 L’ours Paddington se trouve orphelin une deuxième fois. Son père, ou plutôt son créateur, Michael Bond, âgé de 91 ans, est décédé à son domicile londonien ce mardi 27 juin des suites d’une maladie.

Michael Bond, qui fut baptisé commandeur de l’ordre de l’Empire britannique en 2015, est à l’origine d’une institution au Royaume-Uni. Bien loin d’imaginer le ras-de-marée que susciterait les aventures de cet ours au duffle-coat bleu et chapeau rouge légendaire, aujourd’hui ses histoires ont fait l’objet d’une trentaine d’albums vendus à 35 millions d’exemplaires. «Je suis constamment surpris par toutes ces traductions [une quarantaine au total, ndlr]» avait déclaré Michael Bond « parce que pour moi Paddington est essentiellement un personnage anglais ». Un film a été tourné en 2014: l’ours Paddington est un vrai succès auprès des plus grands comme des plus petits.

Publié en 1958, le premier ouvrage retrace les péripéties de cet ours péruvien, arrivé en gare de Paddington à Londres, une valise à la main et une étiquette autour du cou: « S’il vous plaît, prenez soin de cet ours. Merci » . Une famille anglaise, les Brown, décide alors de l’adopter sans savoir que ce charmant ours, dessiné par plus d’une demi-douzaine de dessinateurs au cours des années, est ours est très maladroit.

C’est en 1956 que débute cette folle histoire. Le soir de Noël 1956, il tombe nez-à-nez avec un ours, enfermé dans une vitrine, l’air triste et désespéré: « Je me sentais désolé pour lui ». Il l’a donc acheté, et en rentrant chez lui, a commencé à écrire ce qu’est devenu un grand monument de la littérature jeunesse.

Michael Bond est né à Newbury, Berkshire au Royaume-Uni en 1926, il est connu pour d’autres ouvrages autre que l’ours maladroit: The Herbs (1968) ou encore les aventures d’un cochon d’Inde Olga da Polga.