Donald Trump, la nouvelle muse des Simpsons

2 juin 2017 Par
Donia Ismail
| 0 commentaires

Le célèbre programme de Fox revient -toujours avec humour- une nouvelle fois à la charge. Sa cible? Le président américain. La cascade de scandales dont il fait l’objet représente une réelle aubaine pour les satires télévisuelles.

Outch. La fameuse série américaine animée ne pouvait pas s’empêcher de conclure sa dix-huitième saison sans faire d’allusion aux trumperies du président américain. Les réalisateurs ont alors consacré un mini-clip aux 125 premiers jours -mouvementés- de Donald Trump.

Une soirée orageuse à la Maison Blanche comme fond de toile, référence aux tourmentes dans lesquelles le président américain est pris depuis quelques semaines. Au début de la vidéo, on y voit trois conseillers de haute importance de Donald Trump, Steve Bannon, Jared Krusher et Kellyanne Conway, pendus dans la salle de presse.

Dans un mouvement brusque de caméra, on nous fait prendre l’escalier. À son bout, le vice-président Mike Pence apparait, effaçant la mention « vice » de son porte-nom, rappelant alors la possibilité d’ « impeachment » de Donald Trump qui ne cesse d’être évoqué aux États-Unis.
Il sifflote: il est le seul à qui cette farandole de scandales profite.

Nouveau mouvement: on est comme transporté dans la chambre du 45ème président des États-Unis. Lui, est allongé dans un lit King Size, aux dorures qui rappellent son luxueux penthouse de Manhattan. À ses pieds, se trouvent de nombreux livres: « Deux scoops pour moi », « Je suis toujours viré » et l’un des plus marquants « Comment perdre des amis et énerver Israël », un petit clin d’oeil aux nombreux revirements du président sur la question israélo-palestinienne.
Les réalisateurs des Simpsons ont, bien évidemment, évoqué les relations équivoques qu’entretient Donald Trump avec les autorités russes, le limogeage de James Comey, ex-patron du FBI. Tout y est: ses mimiques, sa coupe de cheveux légendaire, et même ses expressions « Let’s make a deal » (Faisons un deal) sont reprises. On voit le président se lancer dans un argumentaire qui n’a ni queue, ni tête -un peu comme dans la vraie vie- et qui s’enfonce totalement. Il est vrai, qu’en temps que spectateur, on jubile un peu.

Une recette qui marche aux États-Unis

Le show que nous offre le nouveau locataire de la Maison Blanche livre un véritable contenu pour les satires américaines en tout genre. Dans le même style, beaucoup moins animé mais en chair et en os, c’est le Saturday Night Live qui est la référence dans le métier. Avec sa panoplie d’imitateurs professionnels, ils ont réinventé ou plutôt modernisé la satire télévisuelle. Leurs prestations sont si justes qu’elles dérangent la Maison Blanche: « J’ai regardé le Saturday Night Live. Il est temps que s’arrête cet ennuyeux et vieux programme. » avait tweeté le président.

Last Week Tonight, présenté par le britannique John Oliver, s’acharne, avec humour, sur Donald Trump. Pas de perruques ou de décors plus vrais que nature cette fois-ci. Le présentateur est face caméra. Il débite un long monologue et fait une analyse détaillée mêlant politique et humour: une recette commune aux États-Unis.

Si Donald Trump a réussi quelque chose, c’est bien de revigorer l’esprit militant des États-Unis et surtout celui des Late Show américains. Que ce soit le Saturday Night Live ou les Simpsons, chacun d’eux attaque Donald Trump sur son terrain de prédilection, la télévision et permettent de rire d’une situation qui ressemble à une véritable catastrophe institutionnelle.