L’université d’été du PS annulée dans un climat social tendu

4 juillet 2016 Par Antoine Roynier | 0 commentaires

Le premier secrétaire du PS propose de « reporter » l’université d’été du parti qui devait avoir lieu du 26 au 28 août. Une décision prise suite aux épisodes de violence lors des manifestations de la Loi El-Khomri.

L’impopularité grandissante du gouvernement de François Hollande déteint sur son parti. Pour preuve, le 3 juillet, Jean-Christophe Cambadélis a annoncé sur France 3 sa volonté de « reporter, suspendre, l’université de cet été » de la « Belle Alliance Populaire » prévue à Nantes. Cette décision fait suite à un appel, lancé le 18 juin, invitant les opposants au gouvernement à converger vers Nantes lors de cette réunion. Il faut dire que le climat social est tendu depuis le début de l’année 2016. En premier lieu, la loi travail défendue par Myriam El-Khomri a mobilisé les foules. La manifestation du 14 juin, marquée par des violences entre les casseurs et les policiers et la dégradation de l’hôpital Necker, reste dans les esprits des dirigeants du PS. La peur d’un nouvel incident pousse les organisateurs à la prudence.

 

La proximité de Nantes avec la « ZAD » (zone à défendre) de Notre-Dames-des-Landes constitue également un autre risque pour l’université d’été. Bien que, le référendum du 26 juin se soit conclu sur un résultat positif pour le gouvernement, les zadistes restent déterminés dans leur combat. Il pourrait venir perturber la réunion socialiste. Cette crainte est aussi justifiée par un communiqué du PS au Monde. Le parti affirme que ses locaux ont été victimes de 31 attaques depuis le 14 décembre.
La décision du premier secrétaire du PS a, en tout cas, rassurée plus d’un élu et notamment la Maire de Nantes, Johanna Roland (PS), qui a reconnu : « une décision responsable ».

Visuel: © Mathieu Delmestre – Flickr


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