L’ombre majestueuse de Violetta Parra, le musicien Angel Parra s’en est allé

14 mars 2017 Par
La Rédaction
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Sans contestation possible, le monde culturel sud-américain parisien perd un grand bonhomme, Angel Parra.
Musicen, compositeur et poète, parfois romancier, Angel Parra s’en est allé après avoir pendant des années lutté contre un cancer. Il restera comme l’ombre majestueuse de sa mère Violetta Parra qui a marqué de son empreinte toute la culture sud-américaine, notamment par sa chanson « Gracias a la Vida » reprise dans le monde entier de Shakira a Joan Bez et Mercedes Sosa entre autres.

Luis Angel Parra Cereceda était le fils de Violeta Parra et Luis Cereceda Arenas. Connu pour son travail musical lié à la Nouvelle Chanson Chilienne, héritant du côté artistique de sa mère. Il a débuté une carrière à un âge précoce, la guitare est son instrument préféré. Il a publié plus de 50 albums albums tout au long de sa vie, notamment avec sa sœur Isabel. Angel Parra n’a pas le rayonnement de sa mère dans la culture chilienne mais il symbolise la révolte d’un homme seul face à la dictature de Pinochet de 1973.
Tantôt guitariste, tantôt musicien, tantôt compositeur, tantôt romancier, Angel Parra a été un touche à tout. Beaucoup de respect pour cet artiste en dépit d’une carrière musicale qui n’a rien de comparable avec les groupes monstrueux qui sont Inti Illimani et Quilapayun dans la mémoire collective et musicale mondiale et sud-américaine, sûrement dû au fait qu’il a toujours et trop souvent voulu travailler seul.
En 1973, il a été arrêté par la dictature militaire et détenu dans le stade national de Santiago, il a ensuite été transféré au camp de détention de Chacabuco, où il est resté jusqu’au début de 1974. Il s’installe au Mexique et en France, où il s’est établi par la suite avec sa famille.
Il a beaucoup participé à la vie locale 14e Arrondissement de la Ville de Paris et s’est lié d’amitiés avec le microcosme politique parisien.
Angel Parra était un philanthrope érudit et artiste, il a contribué à la mémoire de sa mère en écrivant sa biographie qui inspira un long métrage. Il sera un des portes drapeaux de la nouvelle musique latino américaine des années soixante. Son fils Angelito a repris le flambeau de la virtuosité, « los Parras » ne disparaîtront jamais car ils chanteront toujours pour le peuple.

Article : Isaac Marlow