[Live-Report] Les Ecrans, Ecran Noir et Toute La Culture font leurs Oscars au Club de l’Etoile

27 février 2017 Par
Yaël Hirsch
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Alors que le suspense était à son comble, quelques heures avant le palmarès californien des Oscars, trois rédactions fans de cinéma : l’originel magazine web dédié au cinéma Ecran Noir, le nouveau pure-player indispensable aux professionnels du cinéma et de l’audiovisuel Les Ecrans et le journal cinéphile tout-terrain Toute La Culture ont revêtu leurs habits de cérémonie pour une soirée très près des Oscars, où l’on a mieux compris les enjeux politiques et économiques de la remise des statuettes, où l’on a joué au blind-test spécial Oscars pour gagner de beaux lots cinéphiles et où l’on a pu voir ou revoir avec émerveillement la comédie musicale Chicago de Rob Marshall avec Catherine Zeta-Jones, Renee Zellweger et Richard Gere, qui a remporté 6 oscars en 2003.

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C’est au balcon du Club de l’étoile, habillés avec élégance que Perrine Quennesson, journaliste cinéma aux Ecrans et Vincy Thomas, fondateur du magazine écrans noirs, ont éclairé pour un public concentré et passionné les enjeux des Oscars. Répondant aux questions de la Fondatrice de Toute La Culture, Yaël Hirsch, ils ont expliqué comment une statuette pouvait changer de cours de la carrière d’un acteur ou d’une actrice, financièrement d’abord (en moyenne +2,9 millions d’euros pas film pour les hommes et seulement +500000 euros pour les femmes)et puis en terme de réputation et de carrière ensuite. L' »effet oscar » pour une star dure trois ans. Si après ce délai, elle n’a pas rebondi et grimpé encore plus haut dans le firmament d’Hollywood, il peut y avoir une « malédiction des oscars ». Certains acteurs comme Adrian Brody ou dans une certaine mesure Nicole Kidman en ont souffert.

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Dans ce débat passionnant on appris que les Oscars sont menés par les producteurs selon de véritables campagnes ou les acteurs doivent répondre présent pour rencontrer les votants. C’est un lourd investissement qui n’est pas rentable sur le film même présenté en compétition puisqu’en général celui-ci est déjà sorti depuis 3 mois (grande tendance à le sortir en novembre ou décembre pour qu’il reste frais dans la tête des professionnels) et a en général connu un succès en salles. Qu’est-ce qui fait qu’un film est oscarisable? Des règles stricte d’abord, nous a rappelé Perrine Quennesson : au moins 3 semaines d’exploitation (payante) dans le Compté de Los Angeles, avec au moins une séance de 18h à 20h. Mais aussi et surtout nous a expliqué Vincy Thomas : un scénario populaire, volontiers adapté et pas créé ex-nihilo (en lice pour l’oscar du meilleur film cette année, il n’y avait que Manchester by the Sea qui n’était pas une adaptation ou un palimpseste) et qui parle surtout… d’Hollywood. Oui, à l’heure où Lala Land était encore grand favori, il semblait certain que Los Angeles adore se regarder le nombril, que ce soi avec The Artist où la France mythique rend hommage à cinéma de Hollywood ou avec des films qui parlent de représentations et du monde médiatique et culturel comme Spotlight. Il faut que le sujet soit politique, mais pas trop, historique mais pas trop récent. Et que l’image des américains soit plutôt bonne. En ce sens l’oscars du meilleur film remis à Kathryn Bigelow pour Demineurs en 2009 est une exception : une femme est primée avec un film qui parle des traumatismes très récents de la guerre d’Irak.

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Le débat s’est fini sur le cas du meilleur film étranger, rappelant que 85 pays se trouvent à part égale avec un seul film proposé (ce qui ne correspond pas à la réalité de la production)  et que tout film en « langue étrangère » peut être proposé (par exemple la langue aborigène pour la Nouvelle Zélande). On a fini sur des questions du public et un vote où, sans surprise, La La Land et Moonlight étaient dans une compétition serrée pour le favori à l’oscar du meilleur film.

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Après une brève pause gastronomique (tartes et gâteaux faits maison), l’heure était au jeu! Le blind-test préparé par les 3 rédactions et présenté par la Rédactrice en chef de Toute La Culture, Amélie Blaustein-Niddam opposait une dizaine d’équipes aux noms de films. Le but était donc de reconnaître le titre de la chanson, l’artiste et le film oscarisé ou oscarisable qu’elle a porté. Après avoir crié « statuette », chacun des membres des équipes pouvait jouer la rapidité. Des points bonus ont été accordés pour du chant soutenu sur Céline Dion « My Heart will go on » (Titanic) ou de la danse sur Flashdanse. Après une heure de compétition intense, les gagnants ont été couronnés de lots cinéphiles et en lice pour les oscars, offerts par nos partenaires : grâce à Paramount des places pour Fences de et avec Denzel Washington, sorti le 22 février en France (Oscars du meilleur second rôle pour Viola Davis) et des dvds de Fucoammare de Gianfranco Rosi, en lice pour l’Oscar du meilleur documentaire (lire notre critique).

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Enfin, après encore un verre et quelques cookies à l’américaine, ce dimanche soir d’avant la cérémonie des Oscars s’est conclu par la projection du film Chicago (2003). Une comédie musicale haute en couleurs et où l’on a eu plaisir à retrouver Richard Gere, Renee Zellweger et Catherine Zeta-Jones dans une autre grande ville américaine….

visuels : photos de la soirée et affiches des films


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