Le « New York Times » et le « Wall Street Journal » souhaitent s’unir pour combattre Facebook et Google

17 juillet 2017 Par
Gaspard de Florival
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Plus de 2000 organes de presse ont demandé au Congrès américain un aménagement de la loi antitrust, qui interdit aux entreprises d’un même secteur de s’entendre et de s’unir. 

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Alors que les publicitaires n’en finissent plus de gaver les deux géants du net Facebook et Google de dollar et de contrôle sur la distribution, un groupe d’organes de presse incluant le New York Times et le Wall Street Journal  ainsi que d’autres petits médias unissent leurs forces. The « News Media Alliance » (Alliance des médias d’informations) qui représentent près de 2000 organes de presse a le projet de demander cette semaine au Congrès américain un aménagement de la loi antitrust.

Ainsi, par cette demande, la NMA espère pouvoir « permettre aux organes de presse d’avoir de franches discussions avec Facebook et Google, à propos de solutions autour d’un modèle commerciale viable pouvant faire perdurer l’existence du journalisme local ».

Ces requêtes sollicitent un juste partage des revenus publicitaires, des data, des modèles d’abonnements ainsi qu’une protection de la propriété intellectuelle des organes de presse. Le PDG de l’organisation, David Chavern l’explique. « Pour s’assurer que ce journalisme a un avenir, les organisations qui le financent doivent être en mesure de négocier collectivement avec les plates-formes numériques qui contrôlent la distribution et l’accès à l’audience dans l’ère numérique ».

Si Facebook et Google travaillent avec les organes de presse pour trouver des nouvelles formes de revenus par le streaming et construire un contenu adapté à leur plateforme, ces mêmes organes entretiennent des relations difficiles avec les deux géants alors que toujours plus de leur contenu présent sur ces plateformes (fake news inclus), leur échappe.  « Nous voulons aider les organes de presse d’informations à réussir leur transition digital, explique Google, Ces dernières années, nous avons mis au point de nombreuses technologies pour aider à leur création, à leur distribution et soutenir les journaux ».

Selon la NMA, la loi antitrust interdit aux journaux de s’associer pour négocier avec les plateformes digitales. Le fait que ces concurrents s’associent témoigne bien de l’influence grandissante et même étouffante des géants du web. « Ces règles ont fait de l’information une marchandise et permis la montée des fausses informations , qu’il est souvent difficile de différencier des informations vérifiées », souligne la NMA qui met dans la balance le déclin de la qualité journalistique.

Quoi qu’il en soit, il sera très difficile de contrer la puissance de Facebook et Google. Rappelons que selon une étude du Pew Research Center, 44% des américains s’informent sur Facebook. Le chiffre d’affaire du réseaux social devrait, lui, augmenter 32,1% cette année, et celui de Google de 14,8%. Deux empires aux fondations biens solides.

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