LE MONDE DE LA MUSIQUE DE LA CHANSON DE LA POESIE SE MOBILISE CONTRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES

18 septembre 2016 Par David Rofé-Sarfati | 0 commentaires

Loin du débat sur le  burkini, le voile, les piscines ou les plages privatisées, il existe des souffrances que seules les consultations de psy ou de médecins connaissent. Ghada Hatem-Gantzer est une gynécologue obstétricienne, Elle est une femme Elle exerce depuis 6 ans à l’hôpital de Saint-Denis et reçoit des femmes victimes de violences « traditionnelles ».  »Il est insoutenable de penser que dans l’indifférence quasi générale des êtres humains s’arrogent le droit de vie et de mort sur la femme tout en protestant à tout va de leur attachement à la liberté et à l’égalité ».

Face à cette situation le docteur Ghada Hatem-Gantzer s’est mobilisé avec son équipe pour créer au sein de l’hôpital de Saint-Denis une MAISON DES FEMMES, lieu d’accueil et d’orientation pour les femmes d’origine et/ou de culture venant des pays de l’Afrique sub-saharienne, du proche et du moyen orient ou de l’asie du sud et subissant des violences physiques dont la plus emblématique est l’excision. Ces femmes sont victimes de traditions délétères. Elles ne peuvent, explique le Docteur Hatem-Gantzer quitter leur habits de sorcières, ne sont considérées que comme des matrices productrices de chair à canon, de faire valoir ou de souffre douleurs. Leur mari ou leurs frères ont sur elles droit de vie ou de mort. L’hymen serait la plus importante partie de l’anatomie. La maison des femmes leur apporte soins, conseils et secours. Le lieu est lieu de la restauration ou de la primo-découverte d’une dignité humaine.

La Maison des femmes de Saint-Denis a coûté quasiment 1 million d’euros dont près des deux tiers financés par l’État et les collectivités locales. Pour le reste, les fondations privées ont répondu présentes à ce devoir moral. La consultation de celle qu’on appelle le Docteur House des femmes est la seule de Seine-Saint-Denis, département pourtant le plus « touché ».

Aussi une soirée de soutien se tiendra le 26 septembre au Théâtre Déjazet pour continuer à collecter des fonds pour cette cause majeure. Cette soirée vertueuse sera présentée par Elisabeth QUIN et verra la participation entre autre de Inna Modja, Daria Dadvar, Jean Claude Deret, Waris Dirie, Eric Slabiak Trio, Daniel Mesguich, Steve Shehan, Vadim Sher. Nous sommes très loin du débat sur le burkini, le voile ou les piscines ou plages privatisées. Du moins le voudrions nous attachés à la réparation plus qu’à la stigmatisation.

Lien pour en savoir plus : https://www.lamaisondesfemmes.fr/


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