Le grand écran pleure Danielle Darrieux

19 octobre 2017 Par
Guillaume Laguinier
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À  100 ans, l’une des doyennes du cinéma français s’est éteinte mardi, à son domicile. Son visage a marqué les spectateurs, en particulier de la génération d’avant guerre.

danielledarrieux

Son visage, pur et élégant, aura marqué profondément toute une génération, et sans aucun doute inspiré les suivantes. Tel est le pouvoir des grands, des grandes. Car Danielle Darrieux, qui s’est éteinte mardi à 100 ans, en était une, de grande.

Souligner la longévité de sa carrière sonne comme un pléonasme. Elle qui fréquente les plateaux de tournages depuis ses 14 ans, qui fut sur grand écran aux côtés des mastodontes de chaque époque, de Gabin à Gérard Philippe, a fait bien plus qu’un simple travail d’interprétation. Danielle Darrieux était plutôt de celles qui redéfinissent, oeuvre après oeuvre, les canons de beauté cinématographique, dessinent de nouveaux archétypes, appréhendent des modèles différents.

Elle avait aussi fait le bonheur des spectateurs outre-Atlantique, enchaînant les rôles de composition comme avec Henry Decoin dont elle fut l’une des égéries. Avant d’être sujette à la critique, au moment de la Libération, pour sa collaboration artistique avec la société de production allemande Continental. Les troubles sont de courtes durées et Danielle Darrieux poursuit sa carrière avec ce même brio constant : elle rencontre les pontes du cinéma Américain, travaille pour Mankiewicz (L’Affaire Cicéron) ou Duvivier (Marie-Octobre).

C’est finalement dans son domicile de Bois-le-Roi dans l’Eure que la centenaire s’est éteinte. « A 100 ans passés, c’était une personne un peu diminuée, mais malgré sa cécité, elle était très attachée à la vie. On a encore eu une visite le 4 octobre, elle était très bien », déclarait Jacques Jenvrin, son compagnon,  selon Le Monde.

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