La Volksbühne de Berlin change de visage

30 mai 2017 Par
Sarah Lapied
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Chris Dercon, le nouveau directeur artistique de la Volksbühne (littéralement : « scène du peuple »), un des théâtres les plus importants de Berlin, a présenté mardi 16 mai le programme de la saison 2017/2018, qui apporte de l’eau aux moulins des sceptiques qui critiquaient sa nomination.

dercon

Remplaçant Frank Castorf, adepte de formes expérimentales et abstraites, Chris Dercon présente un profil bien différent. Récemment directeur du Tate Modern, galerie huppée du « nouveau Londres », sa nomination avait fait grincer les dents de ceux qui considèrent qu’un théâtre doit être dirigé par un metteur en scène et pas par un curateur. Christopher D. Shea du New York Times relève qu’il est paradoxal, pour une institution financée en quasi-totalité par l’Etat, d’avoir à sa tête un homme dont les connexions au marché de l’art britannique sont nombreuses et puissantes. La crainte était que la programmation du théâtre n’en pâtisse et ne devienne moins exigeante, plus commerciale. La tradition de la Volksbühne est en effet de mettre en valeur les artistes locaux. Pour Chris Dercon, la saison à venir devra être tournée vers l’international, à l’image d’une ville « de plus en plus cosmopolite ». Une part de plus en plus grande sera également laissée aux arts numériques, vidéo et multimédia.

Parmi les spectacles présentés à la conférence de presse : « Women in trouble » de Susanne Kennedy, « Fever Room » du réalisateur Apichatpong Weerasethakul, « Red Pieces » de la chorégraphe Mette Ingvartsen, « The Show must go on » de Jérôme Bel et « What if Women ruled the world » inspiré du film « Docteur Folamour ».

Visuel : libre de droits


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