La possible nomination de Jean-Pierre Chevènement à la tête de la Fondation pour l’Islam fait débat

9 août 2016 Par Antoine Roynier | 0 commentaires

Mardi, François Hollande a annoncé son souhait de voir Jean-Pierre Chevènement à la tête de la Fondation pour les œuvres de l’Islam de France. Une déclaration qui fait débat au sein de la classe politique.

Depuis 2005, la Fondation pour les œuvres de l’Islam de France (FOIF) était devenue une coquille vide. Pourtant François Hollande a annoncé son souhait de relancer l’institution le 2 août. Il a d’ailleurs évoqué, devant l’association de la presse présidentielle, le nom de Jean-Pierre Chevènement pour prendre sa direction. Bien que l’ex-ministre de l’Intérieur semble qualifier pour ce poste – en 1999, il est à l’origine d’une consultation large rassemblant les différentes institution musulmanes pour faciliter le dialogue avec la République – cette déclaration du Président de la République fait polémique. Plusieurs personnalités politiques ont émis des doutes quant à cette nomination. A commencer par la Sénatrice de l’Orne, Nathalie Goulet (UNDI – UC). Elle s’est interrogée sur la pertinence de ce choix. « Chevènement 77 ans à la tête de fondation pour les œuvres de l’Islam de France. Il n’y a pas de Français de confession musulmane à la hauteur? » a-t-elle déclaré sur Twitter mercredi dernier. Il en est de même pour Laurence Rossignol. La Ministre des familles a établi le profil attendu pour cette fonction. Selon elle, « le bon profil, c’est d’abord quelqu’un de culture musulmane, qui ait une connaissance de la subtilité humaine de l’islam, quelqu’un de laïc, peut-être le meilleur profil, ce serait une femme également ».

Les proches de François Hollande ont, quant à eux, soutenu la candidature de l’ancien Ministre de la Défense. A l’image du ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, qui a mis en avant le « besoin d’une personnalité qui puisse être un médiateur fort, ferme sur les grands principes de la laïcité ». L’intéressé a lui-même réagi, en insistant sur le fait que prendre la tête de la FOIF est une « tâche difficile mais d’une importance très grande du point de vue l’intérêt national ». Pas sûr que ce message convainque les opposants à sa nomination.

Visuel: ©Jean-Pierre Chevènement – Flickr


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