La condamnation laborieuse de Donald Trump face aux événements à Charlottesville

16 août 2017 Par
Terence Gerber
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Le samedi 12 août des sympathisants et militants néonazis se sont réunis à Charlottesville dans l’État de Virginie aux États-Unis. Alors qu’une adolescente de treize ans a trouvé la mort, le président américain Donald Trump s’est timidement exprimé contre ces groupuscules d’extrême droite.

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La petite ville américaine s’est retrouvée, malgré elle, sous les feus des projecteurs ces derniers jours. Et pour cause, un rassemblement de sympathisants et de militants appartenant à des groupuscules d’extrême droite a dérapé et une adolescente a trouvé la mort. Un partisan néonazi a foncé délibérément sur des opposants au rassemblement et a blessé au total une vingtaine de personnes, dont une qui ne s’est pas relevée.

Ces groupuscules, dont le célèbre Ku Klux Klan, protestaient à l’origine contre le projet de retrait d’une statue du général confédéré Robert Lee, considéré comme un défenseur de l’esclavagisme. Les protestations se sont vite transformées en une sorte de revendication de la suprématie de la race blanche. Suite à cela, de nombreux opposants ont orchestré une contre-manifestation. De violents heurts ont ainsi éclaté, donnant lieu à des rixes et des jets de projectiles.

Dès les premiers instants, le président des États-Unis, Donald Trump, s’est exprimé en renvoyant dos à dos les manifestants antifascistes et ceux d’extrême droite. Vivement critiqué par le flou de cette condamnation, le président a dû changer d’avis et dénoncer la nocivité de ces groupuscules. « Le racisme, c’est le mal » a-t-il déclaré lors d’un passage express à la Maison Blanche. Cette déclaration, un peu trop simplette et expéditive, ne peut que jeter le doute sur la réelle idéologie du président de la première force militaire mondiale.