Décès par euthanasie de l’écrivaine Anne Bert, fervente supportrice du suicide assisté

3 octobre 2017 Par
Sarah Reiffers
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L’écrivaine Anne Bert a été euthanasiée lundi matin dans un hôpital belge comme elle le désirait.

Capture d'écran France Inter

Capture d’écran France Inter

Diagnostiquée en Septembre 2015 d’une sclérose latérale amyotrophique, ou maladie de Charcot, Anne Bert avait fait de sa maladie un véritable combat politique. Résidant en France, elle a choisi la Belgique pour mettre fin à ses jours selon son bon vouloir, refusant de « vivre l’emmurement jusqu’à l’agonie » comme elle l’écrivait sur son compte Twitter. Un compte qu’elle voulait actif et engagé, critiquant notamment l’hypocrisie des lois et moralités françaises sur le sujet de l’euthanasie.
Si la loi Claeys-Leonetti adoptée en janvier 2016 autorise à endormir les personnes souffrant de maladies incurables, il est encore impossible de décider de sa propre mort en France. Anne Bert, comme de nombreux autres patients français, s’était donc tournée vers la Belgique, où l’euthanasie est légale depuis 2002.

Connue pour ses nouvelles érotiques publiée aux Editions Blanche et aux Edition Taboux, Anne Bert laisse derrière elle un livre, « Le tout dernier été » (Fayard), disponible dès le 4 octobre, dans lequel elle relate son combat pour le droit à l’euthanasie. L’écrivaine espérait ainsi faire un maximum de bruit pour remettre le sujet sur la table et faire avancer les mentalités. Elle s’était notamment adressée au gouvernement dans une lettre ouverte et à la ministre de la santé au cours d’un entretien téléphonique au goût amer, puisque Agnès Buzyn a annoncé son refus de rouvrir le débat sur le sujet.