Conférence du sida le 27 juillet à Paris : inquiétudes

31 juillet 2017 Par
Terence Gerber
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Le jeudi 27 juillet se tenait à Paris la conférence biennale du VIH, qui a réuni pas moins de 6 000 professionnels du virus. Pendant quatre jours, ces derniers ont enchaîné les débats ainsi que les sessions plénières et orales dans le but d’exposer les avancées en la matière. L’événement a aussi été l’occasion de mettre en garde les États-Unis quant aux dangers que représenterait la diminution de leurs financements aux divers organismes luttant contre le VIH.

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Le rendez-vous tant attendu des professionnels du sida dans la ville lumière a été l’occasion de mettre en avant les progrès liés aux recherches contre VIH qui, rappelons-le, décime des millions de vies chaque année. Grâce aux perfectionnements des outils de recherche, le nombre de personnes succombant au virus a été divisé par deux en 10 ans, ce qui représente une baisse d’un million d’individus. Ces résultats positifs sont toutefois en proie aux réductions des financements américains dans le domaine.

Une baisse de l’apport financier des États-Unis dans la lutte contre le sida serait un coup dur pour la recherche de nouveaux traitements plus performants. Pour cause, les Américains représentent deux tiers des financements internationaux, soit 4,9 milliards de dollars. A titre de comparaison, la contribution française ne s’élève, elle, qu’à 242,4 millions d’euros. Selon l’ONG spécialisée dans le domaine de la santé, Health Gap, la diminution des aides est évaluée à plus d’un milliard de dollars.

Outre le point financier, la suppression d’une partie des aides aurait d’importants impacts concernant le volet humain. En cela, 830 000 patients se verront privés de traitements visant à ralentir la progression du virus, et entraînerait 200 00 nouvelles infections, d’après l’ONG Kaiser Family Foundation.

La décision du président américain, Donald Trump, de réduire les financements internationaux au profit d’organismes luttant contre le sida provoquerait de nombreux dégâts, notamment, humanitaires et au niveau de la recherche.

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