Arab Excellence « chaque zone géographique ou identité a sa succès story »

23 janvier 2014 Par
Amelie Blaustein Niddam
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Arab Excellence cover FB (1)Il y a un an pile, naissait l’association Arab Excellence, sous la direction de Hamza Chraïbi. En résulte un projet animé et développé par une dizaine d’étudiants à travers le monde, issus des écoles de commerce. Nous avons rencontré Sofian Meguellati responsable des relations publiques pour qui le message est clair : Arab Excellence, ce n’est pas du communautarisme, chaque zone géographique ou identité a sa « succès story ».

Pourquoi avoir associé « arabe » à « excellence » et « excellence » à « arabe » ?

L’idée c’est d’aller voir un peu partout dans le monde dans quels domaines excellaient des personnes issues du monde arabe, des personnes qui vivent dans ces pays ou en diaspora pour inspirer les jeunes générations de ces pays. L’idée c’est de montrer que l’excellence, ce n’est pas être excellent aux yeux d’une communauté, mais c’est l’excellence tout court. C’est à dire que ce sont des gens qui ont eu un fort impact, positifs, dans leur domaine quel qu’il soit : artistique, social, entrepreneurial..

Quelle est la zone géographique d’Arab Excellence ?

Du Magreb jusqu’au moyen Orient. Globalement, ce sont tous les pays où l’on parle la langue arabe.

Quels sont les domaines d’excellence ?

Là où peut dédier sa vie à de grandes réussites. La culture, le sport, on a récemment interviewé Nezha Bidouane, championne du 400 mètres haies marocaine, ou l’entreprise, c’est à dire avoir réussi à monter une grande entreprise qui résout des défis. Ce sont des domaines qui relèvent du champ de l’excellence.

Arab Excellence est-il un outil de lutte contre les stéréotypes ?

Oui. Mais notre objectif n’est pas d’aller pointer les stéréotypes. En ciblant l’excellence, on vient à contre-courant des stéréotypes. On met juste en avant la réussite.

Est-ce qu’il vous arrive de réagir à l’actualité ?

Non, le seul engagement que l’on a c’est d’aller à la rencontre des jeunes du monde arabe pour leur montrer que tout est possible.

Avez-vous un rôle de médiateurs ?

Nous n’allons pas dans les zones de conflit pour révéler une information. Ce que nous y faisons c’est s’adresser aux jeunes défavorisés. On leur montre que certains sont partis d’un même milieu et ont réussi.

Arab Excellence c’est un site, est-ce que vous faites aussi des actions ?

Oui. On a plusieurs types d’actions. Certaines viennent identifier des enjeux du monde Arabe. Récemment on a organisé une rencontre à HEC dans ce sens. On veut aussi être une plateforme de collaboration et d’échange pour rassembler les acteurs de ces enjeux. On va aussi dans des centres d’enfants défavorisés pour leur montrer des exemples de succès story

Sur ce dernier point, ces rencontres se font-elles en live ou sont-elles vidéos ?

La vidéo est le média numéro 1 car elle nous permet de toucher tout le monde et rapidement, mais on croit beaucoup aux rencontres. On fait en sorte qu’il y ait des échanges.

Et comment se passent ces rencontres ?

Je peux prendre l’exemple de l’ AMESIP, un centre à Casablanca. Les enfants ont rencontré Nezha Bidouane. Les enfants ont été ravis, très marqués. On vient à eux, cela est rare, et en plus on vient leur montrer que tout est possible.

Est-ce que vous retournez dans les centres où vous êtes déjà allés ?

On est en train de mettre en place une action suivie mais pour le moment ce sont des « one shot ».

Etes- vous producteur de documents pédagogiques ?

Non, la seule chose que l’on produit ce sont les interviews.

Les projets ?

On cherche à toucher plus de pays : la Chine, le Kenya, Chili, Brésil Mexique les Etats-Unis, Emirats Arabes Unis, on est déjà présents en France, Tunisie, Maroc, Angleterre, en Asie, Pour le moment on a réalisé dix interviews. La première vient de sortir, c’est celle de Jalloul Ayed un tunisien, ministre des finances et compositeur de musique. Ensuite on va avoir un rythme de publication soutenu.

Le site d’Arab Excellence est à retrouver ici.